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Analyse

Equipementiers automobiles: La sous-traitance en quête de synergies

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5024 Le 16/05/2017 | Partager
Le secteur aéronautique parmi les premiers candidats
Objectif, augmenter la compétitivité du secteur
Le manque de matières premières, une contrainte en passe d'être résolue
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Le Maroc a réussi à attirer toute une pléiade de sous-traitants et d’équipementiers de différents genres allant de l’emboutissage au joint d’étanchéité en passant par les batteries et les pièces d’intérieur (Ph. Adam)

Le secteur de l’Equipement automobile connaît depuis quelques années une accélération fulgurante. Il a réalisé en 2016 près de 60 milliards de DH en termes de chiffre d’affaires et pour 2017 le secteur prévoit d’atteindre les 70 milliards. A la recherche d’opportunités supplémentaires, le secteur prévoit déjà de se tourner vers d’autres secteurs à la recherche de synergies.

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Les opérateurs sont confiants et espèrent pouvoir atteindre les 110 milliards de DH d’ici 2020, en avance sur le calendrier prévu

«Nous avons découvert plusieurs opportunités de mutualisation et de synergies entre les deux filières qui constituent un potentiel de business supplémentaire» affirme Tajeddine Bennis, président du collège Industrie de l’Amica. En parlant de business potentiel, de marchés à prendre au Maroc, la sous-traitance connaît une explosion phénoménale. En quelques années, le chiffre est passé du simple au double atteignant les 7 milliards de DH, insiste le responsable de l’Amica.

Et en 2020 ce potentiel dépassera les 10 milliards. Si on y rajoute les besoins de la filière aéronautique, ce sont autant de gains en compétitivité qui seront permis, rappelle-t-on auprès de l’Amica. Et l’objectif à terme c’est d’impliquer aussi d’autres secteurs via leurs  fédérations et de chercher à élargir les perspectives de synergie.

L’objectif est simple, selon Bennis, augmenter la compétitivité des équipementiers installés au Maroc et permettre l’attraction d’autres. D’autant plus qu’aujourd’hui le pays dispose de nombreux atouts qui facilitent l’implantation: une administration dont une équipe très dynamique est à l’écoute au ministère de l’Industrie avec en vis-à-vis une équipe dédiée à l’Amica, avoue Bennis.

Et côté financements, l’Etat met la main à la pâte avec un fonds de développement industriel, émanation du Plan d’accélération industrielle qui octroie plus de 2 milliards d’euros pour le développement du secteur. «Dès que tous ces composants seront en place, nous pourrons plus facilement attirer des sous-traitants qui s’intéressent à l’industrie et la décision de l’implantation est prise plus aisément», explique le responsable de l’Amica.

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Lors des dernières années, les équipementiers ont vu leur importance croître jusqu’à dépasser les 75.000 employés et les 125 sites pour les différents écosystèmes lancés. Avec l’approche du démarrage de PSA à Kénitra, le nombre devra connaître une nette explosion entre nouveaux venus et extensions

C’est le cas de plusieurs entreprises qui sont venues une première fois comme exposants au Salon de la sous-traitance dont la 4e édition vient de se tenir à Tanger il y a quelques semaines et qui ensuite sont arrivés à concrétiser leur implantation.
Un schéma qui a permis au pays de disposer de sous-traitants dans pratiquement tous les domaines attendus par le secteur de l’automobile. Par contre, l’une des limitations du secteur est celle de la pauvreté du Maroc en matières premières.

«Il est vrai que c’est un handicap, mais nous travaillons pour réduire sa portée» rassure Bennis. Pour les batteries, le plomb qui est la matière première, commence à être produit au Maroc avec des filières de récupération très efficientes. En ce qui concerne l’emboutissage, la matière première qui est l’acier est en train d’être produite au Maroc. Maghreb Steel a commencé à livrer ses premières bobines d’acier à Renault pour l’emboutissage. La capacité, timide au début, devrait augmenter au fur et à mesure.

Suardiaz connecte Tanger à Saint-Nazaire

L’armateur espagnol Suardiaz renforce son projet d’autoroute de la mer avec deux départs hebdomadaires qui vont être mis en place entre Saint-Nazaire et le port de TangerMed. Suardiaz augmente également la fréquence de la liaison vers Vigo, avec un 4e départ par semaine. La création d’une connexion hebdomadaire avec le port belge de Zeebrugge est aussi prévue. Parmi les secteurs concernés, figure en premier lieu celui de l’industrie automobile mais aussi le textile et l’agroalimentaire.

La vitrine du secteur cartonne

En moins de 4 éditions, le Salon de la sous-traitance a réussi à gagner ses lettres de noblesse et à devenir une vitrine de l’excellence marocaine en la matière, avec un nombre d’exposants qui a presque quadruplé. Le nombre de visiteurs est lui aussi en croissance selon l’Amica, lors de la dernière édition il a dépassé les 4.000, des professionnels issus des sites industriels locaux. L’idée du salon émane de la commission sous-traitance de l’Amica. L’objectif est d’aider au développement des équipementiers en leur donnant de la compétitivité. Il s’agit de donner l’occasion aux sous-traitants de visiter la région et de leur montrer le business potentiel et dans quels secteurs.
Cette année, ils ont été 280 sous-traitants à avoir exposé à Tanger dans une édition qui s’est tenue en plein cœur industriel de Tanger, la Tanger automobile City, TAC. Outre la présence du Gimas, le salon s’est aussi caractérisé par une forte présence institutionnelle internationale dont la Chambre française de commerce au Maroc, CFCIM, la Chambre de commerce belge et une importante représentation espagnole avec une forte présence catalane.

 

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