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Economie

Paiement mobile: Le Maroc redouble d’efforts pour rattraper son retard

Par Reda BENOMAR | Edition N°:5020 Le 10/05/2017 | Partager
Un business estimé à 400 milliards de DH
La plateforme, initialement prévue pour janvier 2017, tarde à être lancée

Aujourd’hui, au Maroc, la majorité des transactions sont réalisées en espèces. Les paiements par chèques, cartes, virements ou prélèvements bancaires restent à des niveaux faibles (4 à 5 transactions par habitant). C’est un volume dix fois moins important que dans les pays émergents. Paradoxalement 50% des téléphones qui se vendent dans le royaume sont des smartphones.

D’ailleurs 41 millions de marocains en possèdent un. Ce qui pousse les établissements financiers et les opérateurs à mettre en place des stratégies afin de tirer profit des opportunités du mobile pour créer de la valeur ajoutée au sein de la relation client. Face à la multiplicité des acteurs, une stratégie globale et cohérente de  gouvernance centrée sur les besoins des clients s’impose.

CIO mag, en collaboration avec l’APEBI, a organisé le premier M-Pay Forum le 9 mai. L’événement, 3e étape du Digital African Tour 2017, a réuni des acteurs majeurs, marocains et internationaux, pour aborder les enjeux du paiement mobile. Il s’agissait de faire le point sur la valeur ajoutée de ce mode de paiement ainsi que les leviers à activer pour en assurer un développement continu.

Le forum a également été l’occasion de partager et étudier avec les panelistes les meilleures pratiques observées lors d’initiatives internationales comme au Kenya, au Sénégal ou encore en France. L’échange a permis de faire émerger des idées et des orientations à même de donner à l’expérience marocaine une dynamique positive et les conditions d’un succès régional.

Le m-paiement est considéré comme une des innovations disruptives de cette dernière décennie qui a le potentiel de dépasser les freins que des modes de paiements plus classiques connaissent et surtout de les compléter sur certains types de transactions. Ce marché ne représente pas moins de 400 milliards de DH.

Pour réussir à adresser efficacement ces enjeux, l’ANRT, Bank Al- Maghrib et d’autres institutions conçoivent les conditions et prérequis fonctionnels et réglementaires pour accélérer l’émergence et l’adoption de solutions de paiement via téléphone mobile. Une plateforme nationale, interopérable est d’ailleurs en préparation depuis 2016. Son lancement est annoncé comme imminent.

Des panelistes distingués

Cette première édition de M-Pay a vu défiler des invités de choix. Répartis en 3 panels, les décideurs, banquiers, opérateurs télécoms et spécialistes du paiement ont longuement débattu. Ahmed Rahhou, PDG de CIH Bank, Ghassane Elmcharfi, directeur des services opérateurs chez Inwi et Mehdi Bouzoubaa, directeur de la division PAAS (payment as a service) S2M ont échangé autour des enjeux du mobile paiement pour le Maroc, ses apports, défis et opportunités.
Le deuxième panel a lui vu les interventions remarquées de Said Ahmidouch, DG  de la CNSS et Regis Deliere, directeur B2C chez Orange autour des leviers pour promouvoir et inciter l’usage du M-paiement au Maroc. «Nous essayons de proposer des solutions que nos clients ne trouveront pas ailleurs. C’est vrai que les opérateurs télécoms se rapprochent de plus en plus du cœur de métier de la banque», affirme Deliere. Le dernier panel autour des contraintes techniques et réglementaires à lever afin d’aller vers un modèle d’interopérabilité a, quant à lui, été animé par Mickael Naceri, DG du CMI (centre monétique interbancaire) ainsi que Sami Romdhane, DG de Visa Maroc.

 

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