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Economie

Ecoles privées: Retour conditionné des enseignants du public

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5019 Le 09/05/2017 | Partager
Les autorisations traitées au cas par cas au niveau des académies régionales
Les professionnels doivent assurer la totalité des heures dont ils sont chargés dans le public
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Les responsables des établissements privés semblent soulagés suite à la décision de suspendre l’interdiction des enseignants du public d’exercer dans le privé. La nouvelle mesure annoncée par le ministère de Mohamed Hassad leur permettra de faire face au déficit en ressources humaines (Ph. Bziouat)

Les enseignants du public sont désormais autorisés à donner des cours dans les établissements privés. L’annonce a suscité une véritable polémique. Certains n’ont pas hésité à critiquer un «retour en arrière». Ce qui a poussé le ministère de l’Education nationale à réagir, afin de mettre les points sur les i.

Pour le département de Mohamed Hassad, il ne s’agit pas d’un retour à l’anarchie qui caractérisait cette pratique dans le passé. Cette opération sera encadrée par des conditions strictes, sous la supervision des académies régionales. Cette autorisation semble susciter un soulagement chez les professionnels de l’enseignement privé, qui s’étaient soulevés face à la décision d’interdiction des enseignants du public d’effectuer des heures supplémentaires dans le privé.

La mesure prise par l’ancien ministre de l’Education nationale, Mohamed Louafa, avait suscité une véritable levée de boucliers, à cause de son «impact négatif», qui risque de «perturber sérieusement la rentrée scolaire» (cf. www.leconomiste.com). Le secteur de l’enseignement privé souffre d’un véritable problème lié à l’insuffisance des ressources humaines.

Cela est particulièrement vrai pour les cycles du collège et du lycée. Les dirigeants des établissements privés trouvent des difficultés pour assurer un encadrement pour plus de 281.000 élèves dans ces cycles. Aujourd’hui, la suspension de cette interdiction intervient après une réunion entre Hassad et des représentants de la Fédération nationale de l’enseignement privé. Ces derniers ont fait part d’une «série de contraintes, essentiellement au niveau du déficit des ressources humaines qualifiées».

Après la polémique suscitée par cette décision, le département de tutelle a précisé qu’elle a été «prise en conformité avec l’article 13 de la loi 06-00». Ce texte prévoit que «les établissements d’enseignement privé doivent disposer d’un corps professoral permanent à hauteur de 80% des effectifs». Il permet, toutefois, dans les cas exceptionnels, d’avoir recours à des professionnels exerçant dans le public, selon des modalités précises.

Le ministère de tutelle a expliqué que les enseignants concernés par cette décision doivent d’abord «assurer la totalité des heures dont ils sont chargés dans leurs établissements publics». Leurs dossiers seront traités au cas par cas au niveau de l’académie régionale dont ils dépendent. L’autorisation accordée devra porter sur une période déterminée pendant chaque année scolaire.

 

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