International

Heureux, mais impuissant sans majorité!

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5018 Le 08/05/2017 | Partager
C’est le défi qu’attend Emmanuel Macron pour les législatives
Les candidats à l’investiture d’En Marche se bousculent au portillon
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Emmanuel Macron a déjà choisi son Premier ministre, sans toutefois le nommer et travaille à la composition de l’équipe gouvernementale. Le nouveau Premier ministre sera chargé de mener la campagne des législatives des 11 et 18 juin, avec l’objectif de donner une majorité au prochain chef de l’Etat (Ph. AFP)

Disposera-t-il en juin d’une majorité? Donné large vainqueur dès les premiers sondages, Emmanuel Macron est déjà à l’assaut des législatives(1). Le fondateur du mouvement En Marche doit réfléchir à construire une «majorité et surtout un ancrage électoral».

A noter que l’élan lancé par l’ancien ministre de l’Economie semble faire des adeptes au Maroc, voir aussi «Des entrepreneurs se mobilisent pour Macron», cf. notre édition N°4980 du 14/03/2017). Au 1er tour de l’élection présidentielle, les Français établis à l’étranger avaient voté pour le centriste pro-européen.

Arrivé en tête du premier tour, le jeune prétendant à la présidentielle se dit persuadé que les Français seront cohérents. Puisqu’ils votent pour m’élire président, «ils me donneront une majorité à l’Assemblée lors des législatives des 11 et 18 juin», dit-il. C’est au Parlement que les Français confirment le choix de leur président.

Il y a une vraie volonté de Macron de renouveler le paysage politique français. Les investitures des candidats En Marche pour les législatives se feraient par vagues successives. Macron a déjà renoncé à exiger de ses candidats qu’ils quittent leur parti.
La bataille s’annonce rude. Le parti Les Républicains est bien décidé à se battre pour reprendre la main aux législatives et imposer une cohabitation au prochain président.

Les socialistes (dont le président François Hollande) ont appelé à voter Macron au second tour mais un rapport de force se profile. Après l’échec de leur candidat Benoît Hamon (6,35% des voix), les socialistes redoutent d’être «écrasés» en juin.
L’ex-Premier ministre socialiste Manuel Valls, qui a rallié Emmanuel Macron avant le premier tour, a estimé que son ancien ministre de l’Economie avait désormais la «responsabilité majeure de rassembler».

De son côté, le Front national et sa patronne Marine Le Pen tentent le tout pour le tout. Elle espère une percée aux législatives, porté par la dynamique de la présidentielle. L’extrême droite se dit prête, en cas de victoire, «à s’allier à des patriotes pour former une majorité et escompte former un groupe parlementaire (15 députés minimum), voire obtenir plusieurs dizaines d’élus».

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(1) A l’heure où nous mettions sous presse, la participation était de 28,23% à la mi-journée, quasi stable par rapport au premier tour.

 

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