Economie

Londres, capitale de la finance marocaine

Par Franck FAGNON | Edition N°:5010 Le 25/04/2017 | Partager
La 2e édition du Morocco Capital Market Day se poursuit
13 entreprises multi-secteurs ont fait le déplacement
Programme Elite: 3 prétendants à la Bourse d’ici trois ans
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Les dirigeants de la Bourse poursuivent ce mardi à Londres la promotion de la Place casablancaise. Treize entreprises marocaines cotées font partie de la délégation. Plusieurs rendez-vous sont programmés avec des investisseurs et entreprises britanniques (Ph. L’Economiste)

Les agendas officiels des responsables du marché des capitaux marocains et des autorités de la City de Londres et du London Stock Exchange Group se rejoignent souvent ces dernières semaines. Après la visite de travail du Lord-maire de Londres à Casablanca (du 11 au 13 avril), la Bourse de Casablanca achève ce mardi 25 avril, deux jours de promotion et de rendez-vous d’affaires à Londres.

La deuxième édition du Morocco Capital Market Day a réuni du côté marocain, entre autres, Hamid Tawfiki, président du conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, Karim Hajji, directeur général de la Bourse, Lamia Boutaleb, secrétaire d’Etat au Tourisme, Abdesselam Aboudrar, ambassadeur du Maroc au Royaume-Uni.

Côté britannique, on pouvait noter Tobias Ellwood, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, des banquiers d’affaires, des économistes présents à la conférence organisée dans l’enceinte de La London Stock Exchange. Plusieurs rendez-vous entre des entreprises marocaines et des investisseurs basés à Londres sont également prévus. Treize sociétés cotées (AWB, Alliances, Addoha, Managem, BCP, BMCE Bank of Africa, Cosumar, Label Vie, Taqa Morocco, Disway, Wafa Assurance, Oulmès, Salafin), dont certaines représentées par leur top management, ont fait le déplacement. «Le Maroc est un endroit où le Royaume-Uni peut développer ses marchés. En même temps, il constitue une porte d’entrée vers l’Afrique», relève Ellwood.

Difficile de passer par Londres sans une intrusion du Brexit dans les commentaires. En pleine négociation pour le retrait de l’Union européenne, le Royaume-Uni cherche parallèlement à renforcer son partenariat avec d’autres pays. «Le Brexit ne nous empêchera pas d’avoir une relation saine avec l’Union européenne. Mais, nous voulons voir plus loin et les nouvelles amitiés que nous pouvons nouer et celles que nous devons renforcer», indique le sous-secrétaire. Le Maroc fait partie de ces pays. «Le prince Charles espère se rendre prochainement au Maroc», a laissé entendre Ellwood.  

Sur le plan des affaires, la stabilité du Maroc et le développement de nouveaux secteurs en font une terre attractive pour les investissements étrangers. Pour l’instant, 8% du stock d’IDE proviennent du Royaume-Uni. La réforme du marché des capitaux notamment pourrait être un accélérateur pour attirer les firmes et les investisseurs installés dans la première place financière au monde. La feuille de route de la Bourse est en cours de finalisation et devrait faire l’objet d’une annonce bientôt.

«Nous savons ce que nous voulons faire et le conseil d’administration a beaucoup d’ambition et de volonté pour le développement du marché des capitaux», assure Hamid Tawfiki. Il faudrait que la Bourse arrive à améliorer sa liquidité, mais aussi être capable de séduire de nouvelles entreprises. Les introductions en Bourse sont rares ces dernières années.

Le programme Elite développé en partenariat avec London Stock Exchange pourrait constituer un vivier pour alimenter la Bourse dans les prochaines années. Au total, 24 entreprises bénéficient de programme dont trois s’intéressent à une entrée en Bourse dans deux ou trois ans, indique Karim Hajji. Douze entreprises supplémentaires rejoindront le programme Elite le 9 mai prochain.

De notre envoyé spécial, Franck FAGNON

 

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