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Entrepreneuriat: Des success stories au féminin

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5006 Le | Partager
Des parcours inspirants de femmes leaders
Dans les affaires ou la politique, elles donnent l’exemple

Persévérance, confiance en soi, endurance étaient les maîtres mots de la conférence «Women who lead» organisée récemment, à Casablanca, par l’Association pour le progrès des dirigeants (APD). Ministre, dirigeante d’entreprise ou manager... des profils divers de femmes y ont pris la parole. Leurs parcours sont différents, mais une qualité les unit, l’ambition. La rencontre s’est transformée en moment de confidences et de partage d’expériences personnelles. De quoi inspirer les talents en herbe.

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• Hakima El Haite, souvent bousculée dans sa carrière, on dit d’elle que c’est une femme qui «dérange». A ces débuts dans la fonction publique, elle atterrit dans une agence à Fès où les fonctionnaires avaient la fâcheuse habitude de flâner, un climat qu’elle, «bosseuse», ne pouvait supporter. «J’ai dû quitter ce poste car il ne me permettait pas d’évoluer», révèle la ministre déléguée en charge de l’Environnement. Avec comme devise l’excellence, elle ne baissera jamais les bras, «dans ma famille on avait l’obligation d’être les meilleurs dans tous ce que l’on entreprenait», confie-t-elle. En 1994, elle crée Eauglobe, une entreprise privée spécialisée dans l’ingénierie et travaux environnementaux, basée à Rabat. Après avoir agi pendant plusieurs années dans le monde associatif, elle n’entame sa carrière politique qu’au début des années 2000. En 2013, elle est nommée ministre déléguée en charge de l’Environnement.
Aussi bien au ministère que de sa propre entreprise, El Haite fait de son mieux pour inspirer ses collaborateurs, tout en étant intransigeante sur la qualité du travail rendu. «En tant que femme entrepreneur, j’ai toujours été fière et libre et je ne me suis jamais sentie diminuée, mais en tant que femme politique, je me sens mineur», regrette la ministre. «Nous avons besoin d’un siècle pour que la femme soit considérée comme citoyenne à part entière», poursuit-elle.
 

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• Najat Zarrouk, directrice générale de l’Académie africaine des collectivités, ne fait pas dans la demi-mesure. «Fille d’un militaire, j’ai en moi cet honneur de servir et un amour pour le travail. C’est une sorte d’ADN avec lequel j’ai grandi», confie-t-elle. Zarrouk a travaillé plus de 30 ans au sein du ministère de l’Intérieur. Elle y a occupé plusieurs postes avant d’être directrice de la formation des cadres administratifs et techniques. Elle est aussi l’une des rares femmes à avoir porté le titre de gouverneur.
Grâce à sa rigueur et à sa persévérance, elle a été nommée par le SG de l’ONU, Ban Ki-moon, en tant que membre du Comité des experts de l’administration publique (CEPA) chargée d’assister aux questions de bonne gouvernance. «Aujourd’hui, l’un des grands défis de la femme est le management du temps», a-t-elle souligné.

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• Yacine Diama Fal est titulaire d’un DESS en droit des affaires internationales, de l’Université de Paris Nanterre. Elle commence par travailler comme conseillère juridique dans diverses organisations du secteur privé et public dans son pays, le Sénégal, pour atterrir  plus tard dans l’entreprise familiale où elle se spécialise en négociation de contrats.
Mais c’est à une carrière internationale qu’elle aspirait depuis ses débuts. Elle rejoint alors la Banque africaine de développement (BAD) en 1996 où elle occupe plusieurs fonctions, avant d’être nommée représentante résidente de la BAD au Maroc en 2014. «Ce qui me motive, c’est de réaliser des projets qui ont un impact sur une communauté», confie Fal. «Me dire que dans ma profession j’ai la possibilité d’agir en conséquence et de changer certaines choses, c’est ce qui m’anime», poursuit-elle.   
 

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• Najat Bennani Smires a pour sa part tout appris de l’école de la vie. Fondatrice du célèbre hôtel Selman à Marrakech, elle eut l’idée de créer l’établissement pour ses enfants. «Quand j’ai réalisé l’ampleur de la tâche de gestion de notre hôtel, j’ai dû me retrousser les manches et me mettre au travail pour la première fois de ma vie, afin de préserver le patrimoine de mes enfants», témoigne Najat. Cinq ans après son ouverture, ce palace a su se frayer une place dans l’une des villes touristiques les plus prisées au monde. Il compte aujourd’hui 250 salariés.

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• «La technowoman», Lamiae Benmakhlouf, a récemment été nommée à la tête du Technopark après la démission de son prédécesseur, Omar Balafrej. Au départ, elle souhaitait intégrer une institution financière ou une société de Bourse. «C’est le challenge qui m’a poussée à accepter ce poste. On m’avait proposé de créer et diriger un département financier», se rappelle-t-elle. Engagée et entreprenante, elle décide alors de relever ce défi à tout juste 26 ans. Sa curiosité et son ambition l’ont poussée à s’intéresser à différents domaines. C’est ainsi qu’elle a roulé sa bosse dans diverses unités de services de la société et réussi à gravir les échelons rapidement. Aujourd’hui, elle connaît l’incubateur de start-up comme sa poche. «Ma devise est la persévérance, et je m’engage à 100% dans tout ce que j’entreprends», explique Lamiae.

 

 

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