Régions

Casablanca/Plan de développement: 9 milliards de DH engloutis par la mobilité

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5006 Le | Partager
Près d’un quart du budget global
Bilan de mi-parcours dressé par le wali Khalid Safir
Le poste central de régulation de la circulation opérationnel cet été
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Pour faire le bilan à mi-parcours du PDGC, le wali de la région Casa-Settat, Khalid Safir a choisi de s’adresser à un parterre composé essentiellement d’étudiants et d’enseignants-chercheurs de l’Université Hassan II (Ph. L’Economiste)

Deux ans et demi après le lancement du plan de développement du Grand Casablanca (PDGC 2020), c’est l’heure d’un bilan à mi-parcours. Pour communiquer sur les chantiers engagés tous azimuts sur le territoire du Grand-Casablanca, le wali de la région Casa-Settat, Khalid Safir, a choisi de s’adresser à un parterre composé essentiellement d’étudiants et d’enseignants-chercheurs de l’Université Hassan II.

Un exercice auquel le wali s’est déjà prêté. D’ailleurs, au lancement du PDGC, Safir avait effectué une tournée dans plusieurs établissements et grandes écoles (HEM, l’école Centrale, Essec…) pour en tracer les grandes lignes.

«Des projets sont en train d’être achevés, alors que d’autres seront entamés dans une ville transformée en chantier à ciel ouvert, mais c’est le prix à payer pour la doter d’équipements et d’infrastructures aux standards internationaux», affirme Safir.
A ce jour, plus de 25,3 milliards de DH sont engagés dans les différents chantiers en cours, dont 9 milliards provenant des 10 conventions (signées devant le Souverain le 26 septembre 2014).

«Les 16 milliards restants sont le fruit d’investissements publics engagés entre 2015-2016 et issus d’autres programmes, tels que le grand théâtre ou les travaux dans le port de Casablanca», explique le wali. Autrement dit: près d’un quart du montant dédié au PDGC (33,6 milliards de DH) est consommé à ce jour.

Le volet mobilité s’accapare la part du lion de ces investissements. Si l’essentiel de ce budget a été consacré au réseau de transport en site propre (5 lignes de tram et 2 en BHNS),  le secteur du transport par bus connaîtra à son tour, à partir de 2019 (date de la fin du contrat de M’dina Bus), un renouvellement total de la flotte et l’adoption d’un nouveau mode de gestion. Le wali a également passé en revue, les divers travaux d’infrastructures (le nœud A, le pont à haubans…).

Outre les 2 trémies déjà en chantier (au niveau des carrefours Azbane et les préfectures sur la route d’El Jadida), 3 autres ouvrages d’art similaires sont prévus. Les travaux vont en effet démarrer ce mois-ci pour la réalisation des trémies, Almohades (non loin de la mosquée Hassan II), Sidi Abderrahmane (sur la route d’Azemmour) et My Ismaïl (à côté du zoo de Aïn Sebaâ).

Plus d’une centaine de km seront concernés par des travaux dans les prochains mois. Au programme notamment: le triplement de l’autoroute vers l’aéroport, le triplement de l’autoroute de contournement et le dédoublement de la RN9 reliant Mohammedia, Aïn Harrouda, Tit Mellil et Médiouna.  

Sur l’axe stationnement, le wali a souligné qu’une capacité supplémentaire de 930 places sera bientôt disponible au centre-ville, après l’achèvement des travaux sur les «Parking Rachidi» et «Place Mohammed V». Les deux sont déjà prêts en attendant leur inauguration officielle. En tout, 25 à 30.000 places de parkings seront gérées par la SDL Casadev, dont 13.000 à l’hyper-centre, 6.000 au Maârif et 10.000 dans le reste du territoire de Casablanca.

Les appels d’offres seront bientôt lancés pour la réalisation de parkings en ouvrage sur la place Ben Barka (500 places), Derb Omar (500 places) et Maârif Ibn Toufail (1.000 places). Sans compter les parkings relais qui seront aménagés aux extrémités des lignes de tram pour encourager les usagers à abandonner leurs véhicules à l’entrée de la ville.

Autre chantier sur le volet mobilité, celui du poste central de régulation de la circulation (PCC). «Il sera mis en service dès cet été», annonce Safir. Dans sa première phase, le PCC va réguler automatiquement 30 carrefours, grâce à 200 caméras. Ces outils sont programmés pour mesurer la longueur des files de circulation et adapter les temps d’attentes aux croisements.

20 places gagnées dans «Doing Business»

Depuis sa mise en place il y a deux ans, le Comité régional de l’amélioration de l’environnement des affaires (CREA Casa Settat) a fait de la dématérialisation des procédures son cheval de bataille. Il peut se targuer d’avoir à son actif, la dématérialisation de procédures administratives. Grâce à des plateformes comme Casa-Urba (autorisations d’urbanismes) ou Rokhas.ma (autorisations commerciales), le Maroc a gagné une vingtaine de places dans le classement global «Doing Business» entre 2014 et 2017. A titre d’exemple, le Royaume est passé sur l’indicateur «autorisation de construire» de la 83e à la 18e place sur un total de 190 pays.

 

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