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Dossier Spécial

Comment industrialiser l’agriculture

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5005 Le 18/04/2017 | Partager
Des incitations spécifiques pour sept filières prioritaires
Elles couvrent l’outil de production, l’export et la distribution
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Source: Ministère de l’Agriculture   
 En une campagne d’exportation, les produits agricoles transformés ont marqué un recul de 15% en volume. En revanche, la valeur des ventes s’est stabilisée sous l’effet de la hausse des prix. Le recul le plus significatif a été accusé par les olives de table et l’huile d’olive

Le président de la Fédération de l’agroalimentaire se veut confiant. Mohamed Fikrat espère signer «très prochainement» le contrat-programme de la filière avec le gouvernement. C’est fait. Le chantier, ouvert en février 2015, fait l’unanimité de l’interprofession. Et sa validation par la tutelle a été obtenue. Ce chantier a été initié en partenariat  avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et celui de l’Industrie et du Commerce. Ceci, suite au lancement d’une étude stratégique pour définir  les axes et secteurs prioritaires de développement de l’industrie agroalimentaire. 

«La Fenagri et les professionnels se sont fortement impliqués dans le suivi et les travaux de l’étude», révèle Fikrat. Une concertation qui a permis d’aboutir en septembre 2015 à un projet de stratégie et un plan de développement du secteur agroalimentaire.
Sur la base des conclusions de l’étude, l’interprofession, en collaboration avec la Comader ont organisé une série de consultations avec les partenaires publics en vue de définir les objectifs et le plan d’action du projet de contrat-programme. Ce projet est aujourd’hui fin prêt. Reste à le faire adopter  par le ministère de l’Economie et des Finances. Le volet incitations financières est en effet déterminant. La nouvelle vision qui instaure pour la première fois une véritable stratégie de l’agro-industrie prévoit trois types de mesures. Des encouragements à l’investissement ciblant la certification de l’appareil de production à travers la création de nouvelles unités et l’extension des capacités.   
Des mesures de soutien à l’exportation: marchés les plus porteurs pour chaque filière et famille de produits. En 3e lieu, l’appui à la commercialisation, notamment le référencement auprès de la grande distribution. 
C’est donc un enjeu de taille pour la filière agroalimentaire aussi bien pour ce qui est de la première transformation  (fruits et légumes frais) que les produits élaborés (conserves végétales et animales, boissons, produits laitiers…).  
Aujourd’hui, l’amont agricole a réalisé d’importantes avancées. Les agrumes, les viandes rouges et blanches ont pratiquement réalisé leurs objectifs de production mais la valorisation peine à suivre. Si le PIB agricole représente près de 20% du PIB global avec la pêche, la part de l’agroalimentaire ne dépasse pas 4%.

Recentrage des
 subventions sur l’outil 
de production, l’export 
et la distribution

En plus du contrat-programme global, des conventions par filières sont également à l’ordre du jour. Elles se traduisent par plans d’actions spécifiques.
Au total, sept filières sont considérées prioritaires: biscuiterie, pâtes, couscous, fruits et légumes, produits agricoles transformés, viandes rouges et blanches  ainsi que les agrumes. L’objectif est de dynamiser l’investissement qui a montré des signes d’essoufflement, ces dernières années. Selon le cabinet Roland Berger qui a réalisé l’étude stratégique, la filière souffre d’un déficit d’investissement. Ce qui explique sa faible croissance par rapport aux activités de production du secteur primaire. Il a stagné aux alentours de 3% contre 7,3% pour les fruits, légumes et produits de la pêche.

 

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