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OCP: Les premiers chiffres de l’ombudsman

Par Safall FALL | Edition N°:5004 Le 17/04/2017 | Partager
Près de 8 sur 10 litiges OCP/fournisseurs résolus sur les 9 premiers mois de 2016
Les délais de paiement, une priorité pour le médiateur
Plus d’une quarantaine de dossiers déjà à fin mai 2016
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Les dossiers en cours de procédure judiciaire, les réclamations sur des impayés sans recours préalables aux entités concernées, les recrutements et le mécénat… Les domaines hors du champ d’action de l’ombudsman (Source: OCP)

Pour sa première année d’existence, l’ombudsman du groupe OCP n’a pas eu le temps de chômer. En attendant les chiffres définitifs qui devraient être incessamment remis à la présidence du groupe, un premier reporting parle de 79% des dossiers litigieux résolus sur les neuf premiers mois de l’année. Un taux de performance qui colle bien avec la référence anglo-saxonne en la matière (70 à 80%).

«Notre avantage est que nous pouvons compter sur le soutien de principe du management de l’Office dans la résolution des litiges. Ce qui multiplie les chances d’arriver à un compromis favorable. L’Office suit généralement la majeure partie de nos recommandations, qui sont pourtant totalement en faveur des PME», explique Larbi El Hilali, l’ombudsman du groupe OCP. A fin mai déjà, le manager faisait état d’une quarantaine de dossiers en instruction. Dans le détail, le médiateur s’est essentiellement concentré sur les délais de paiement, un des plus grands soucis de la PME/TPE marocaine.

«Notre objectif est de veiller au respect de ces délais, d’abord, et d’aller progressivement vers l’exemplarité en la matière», précise El Hilali. Le responsable fait allusion au délai légal de 60 jours qui devrait s’appliquer à partir de l’année prochaine aux établissements publics. «Je n’ai pas les chiffres exacts, mais les indicateurs du groupe se sont beaucoup améliorés. L’OCP est aujourd’hui parmi les établissements publics les plus réguliers sur cette question», défend El Hilali. Il faut rappeler que le règlement à l’amiable des litiges, de natures diverses, entre l’Office et ses partenaires externes, est l’une des deux missions principales du médiateur.

Outre les délais de paiement, l’ombudsman gère aussi les déséquilibres qui peuvent intervenir dans les rapports contractuels entre l’OCP et ses fournisseurs. Le groupe fait travailler un écosystème de 6.000 prestataires dans divers métiers, essentiellement des PME/TPE. «L’objectif, ici, est de favoriser un rapport win-win entre le groupe et ses fournisseurs, dans des conditions de collaboration sereines», explique El Hilali.

La résolution des situations de litiges ou de conflits, dans une démarche à l’amiable, représente 80% des activités de l’ombudsman. Ce dernier intervient aussi dans l’orientation et l’accompagnement des PME/TPE vers les interlocuteurs les plus pertinents ou dans les méandres procéduraux internes du groupe. «Le mécanisme s’est beaucoup inspiré des modèles anglo-saxons (Canada, Etats-Unis), qui sont les plus aboutis», précise le responsable.

Sa seconde grande mission est de défendre les intérêts des parties prenantes externes vis-à-vis de l’OCP. «Nous avons un regard externe sur les procédures de l’entreprise qui nous permet d’attirer l’attention du management sur les ajustements à apporter», explique-t-il. L’ombudsman peut aussi être saisi par des ONG sur des questions environnementales ou sociétales, étroitement liées à l’activité du géant marocain des phosphates.

Cela, même s’il faut rappeler que le groupe dispose d’une politique de développement durable qui lui permet de prendre en compte ces aspects de son activité. Par contre, ces parties prenantes qui peuvent avoir recours à l’ombudsman n’intègrent pas les collaborateurs internes de l’Office. Ces derniers ont plutôt recours aux mécanismes de dialogue social développé par le groupe avec ses partenaires sociaux.

Indépendance...

«Nous sommes une entité indépendante de l’OCP. Nous ne représentons pas les intérêts du groupe», insiste Larbi El Filali, défendant l’impartialité de l’instance. Pourtant, la structure reste rattachée à la Direction générale de l’Office. «Nous ne sommes pas soumis à son autorité. Des mécanismes permettent de garantir cette impartialité. C’est la particularité des ombudsmans institutionnels», argumente l’ombudsman. Le médiateur brandit d’ailleurs, pour justifier son indépendance, le pourcentage de dossiers traités en faveur des PME ainsi que l’externalisation physique du bureau de l’ombudsman.

 

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