Régions

Cibler les secteurs accidentogènes

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5000 Le 11/04/2017 | Partager
Le collège national des médecins du travail affine son approche
Il s’attaque au BTP en 2017 et chimie, agriculture et maintenance en 2018
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Pour Tariq Essaid, président du Collège national des médecins du travail, il est impératif d’opérer selon des standards et référentiels pour booster l’économie régionale (Ph A.K)

- L’Economiste: La section locale du Collège national des médecins du travail vient d’être créée. Quelles actions comptez-vous mettre en place?
- Tariq Essaid:
Le Collège national des médecins du travail (Conamet) prépare, en partenariat avec «Préventica international» et le ministère de l’Emploi (garant de la mise en oeuvre des textes), un congrès-salon international pour la maîtrise globale des risques, les 11, 12 et 13 avril à Casablanca. En matière de programmation, la Conamet opère par une approche sectorielle pour spécifier les thématiques de ses campagnes nationales. Pour 2017 nous avons choisi le BTP et pour 2018 nous focaliserons sur d’autres secteurs comme la chimie, l’agriculture ou la maintenance dans le secteur industriel. Le choix des thématiques dépendra des statistiques qui spécifieront le secteur le plus accidentogène. Dans le sillage, nous avons piloté, en février, la 2e campagne nationale de la santé et sécurité au travail dans sept villes du royaume: Rabat, Casablanca, Laâyoune,Tanger, Marrakech, Fès et Oujda.

- Ne pensez-vous pas que la réussite de ces actions reste tributaire de l’engagement effectif des organismes chargés du suivi?
- Tous les intervenants dans le secteur ont des idées pour réussir le pari d’une médecine de travail performante. Or, peu de gens les concrétisent et rares sont ceux qui les pérennisent. Pour éviter ce constat, il est impératif de penser petit et grandir avec les projets qui servent à faire évoluer les mentalités et les engagements. Une telle conception du travail nécessite une approche participative qui implique tous les partenaires au niveau local. La régionalisation permet de prendre, sur place, les bonnes décisions, à condition de constituer des groupes de travail et non de commissions qui tuent les initiatives. Ces groupes de travail doivent être multipartites (pouvoirs publics, représentants des employeurs et salariés, les experts, universitaires et associations civiles) avec des programmes et outils accessibles pour éviter le prétexte du manque de moyens pour ne pas bien faire.
 
- De telles actions sont-elles aussi bénéfiques pour les salariés et les entreprises?
- L’approche participative met en avant l’intérêt du salarié qui contribue à la production des richesses. Il est l’élément fondamental autour duquel tout le monde doit travailler. Ce n’est pas la course aux certifications qui résoudra les problèmes. Le plus important est que les salariés se sentent en sécurité pour aimer le travail qu’ils assument et les entreprises qui les embauchent.
Propos recueillis par Ali KHARROUBI

 

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