International

Zone euro: Baisse de l’inflation et du chômage

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4995 Le 04/04/2017 | Partager
A 1,5%, elle est bien en dessous de l'objectif de la BCE
Les mesures pour stimuler les prix devraient être poursuivies
La croissance de l’emploi pourrait s’accélérer
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L'inflation de la zone euro a ralenti en mars dernier, bien en dessous de l'objectif de la Banque centrale européenne (BCE). Ce qui devrait l'inciter à poursuivre ses mesures stimulant les prix. Selon les dernières statistiques d’Eurostat, les prix à la consommation ont atteint 1,5% en mars (contre 2% en février). S'agissant des principales composantes de l'inflation, l'énergie a connu le taux annuel le plus élevé en mars (7,3%, comparé à 9,3% en février). Elle est suivie de l'alimentation, alcool & tabac, des services et des biens industriels non énergétiques.

L'inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac, qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatiles) a aussi légèrement décéléré en mars à 0,7%, contre 0,9% en février. A cette date, l'inflation avait atteint 2%. Un niveau que la Banque centrale considère comme un signe de bonne santé de l’économie et correspond à son objectif de stabilité des prix. Ce rebond s’expliquait par la hausse des cours du pétrole et des prix de l’alimentation. Après l'accélération de l'inflation en février, les appels s'étaient multipliés pour mettre un frein aux mesures de la BCE. C’était le cas en Allemagne où elle avait même atteint 2,2%.

Le 9 mars dernier, l'institut basé à Francfort avait nettement relevé sa prévision d'inflation pour cette année, misant sur 1,7%. Pour 2018, il table sur 1,6%. Pour stimuler l’économie, la BCE maintient depuis des mois ses taux d'intérêt à des niveaux historiquement bas et effectue des rachats massifs d'actifs afin d'injecter de l'argent bon marché dans le système. Ce qui encourage en principe les prêts et les investissements.

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Après avoir atteint 2% en février, l'inflation de la zone euro a ralenti en mars à 1,5%. Ce taux repose en grande partie sur les prix de l'énergie

Eurostat a publié aussi un autre indicateur: celui du taux de chômage. Il a reculé de 0,1 point en février, pour atteindre 9,5% dans la zone euro. Une baisse par rapport au taux de 9,6% enregistré en janvier 2017 et à celui de 10,3% de février 2016. Il s'agit toujours du taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis mai 2009. Résultat: «la croissance de l’emploi pourrait s’accélérer dans les mois à venir». Aussi, la baisse du chômage «favoriserait la consommation». La baisse du taux de chômage continue de cacher de grandes disparités. L'Allemagne (3,9%) ou Malte (4,1%) enregistrent des taux très faibles.

C’est en Espagne (18%) et en Grèce (23,1% en décembre 2016, dernier chiffre disponible) où ils sont les plus élevés.
Quant au chômage des jeunes, il reste très élevé dans ces deux pays (45,2% en Grèce, 41,5% en Espagne) ainsi qu'en Italie (35,2%). Il n'est que de 6,6% en Allemagne. «Ce pays bénéficie de sa capacité à avoir un niveau d’emploi élevé dans l’industrie et en conséquence dans les services aux entreprises et de sa capacité à avoir un chômage faible des jeunes», selon les experts de Natixis. Ceci s’explique aussi par «l’efficacité du système d’éducation et de formation (apprentissage) pour ces jeunes».
A noter que le taux de chômage dans l'Union européenne a atteint pour sa part 8%. C’est une  baisse par rapport au taux de 8,1% de janvier 2017 et à celui de 8,9% de février 2016.

 

 

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