Habillage_leco
Entreprises

Assurance maladie: L'Anam au banc des accusés

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4994 Le 03/04/2017 | Partager
Les discussions sur les tarifs n'ont jamais démarré
L'arbitrage proposé par le ministère de la Santé suscite l'étonnement à la CNSS
hassan_abdelmalki_cnss_094.jpg

Hassan Abdelmalki, directeur du pôle prestations à la CNSS (Ph. H.A.)

- L'Economiste: Le renouvellement des conventions avec les prestataires de soins est bloqué. Sur quels points portent les  divergences?
- Hassan Abdelmalki:
S’il y a un blocage, alors ne regardez pas du côté de la CNSS. Nous sommes disposés à négocier et ouverts à la révision de certains tarifs dans le cadre des négociations. Celles-ci  peuvent aboutir à des hausses comme à des baisses. Par exemple, la baisse du prix de certains dispositifs médicaux pourrait se traduire par une réduction du forfait appliqué à certains actes ou spécialités. Or, nous n'avons engagé aucune discussion sur les tarifs à ce jour. Les rencontres à Rabat n’avancent pas.
- Qu'est-ce qui vous empêche d'initier les discussions?
- Les dispositions réglementaires. Les conventions nationales sont conclues à l'initiative et sous la conduite de l'Agence nationale de l'assurance maladie. Sauf que les contraintes de la CNSS ne sont pas celles de la Cnops (Caisse nationale des organismes de prévoyance  sociale). Nous avons des ambitions, nous voulons construire et avancer. Les deux régimes n'ont pas la même maturité. A la Cnops, 50% des adhérents utilisent la couverture médicale contre seulement 20% à la CNSS.  Nos assurés n'ont pas pleine conscience de leur droit et nous devons tout faire pour accroître la consommation.

- Sur quelles bases les prises en charge et les paiements sont-ils effectués?
- Nous travaillons avec les conventions échues. Nous avons reçu une proposition de l’Agence nationale de l'assurance maladie que nous sommes en train d’étudier. Et en parallèle, le ministère de la Santé a annoncé qu'il compte procéder à un arbitrage pour la révision de la convention. Pourquoi donc cet arbitrage alors que nous sommes prêts à discuter?

- La liste des médicaments remboursables tient rarement compte des nouveautés sur le marché…
- Nous avons une situation binaire: le médicament est soit remboursable, soit il ne l'est pas. Nous devons donc tout faire pour que nos décisions soient fondées. Or, les mécanismes de mise d'un médicament sur le marché et ceux de son admission au remboursement sont déconnectés.  Un laboratoire dépose un dossier au ministère de la Santé, il obtient les autorisations  nécessaires.  Les assurés l'achètent, mais en face l'Agence nationale de l'assurance maladie n'est pas informée. Il faut que les demandes de mise sur le marché de nouveaux médicaments soient également traitées par rapport au volet remboursabilité. Les pratiques doivent changer.
Propos recueillis par Khadija MASMOUDI

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc