International

Pays-Bas L’heure au soulagement après la victoire des libéraux

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4983 Le 17/03/2017 | Partager
Les Néerlandais ont dit stop au populisme
La formation du prochain gouvernement pourrait prendre des mois
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Près de 80,2% des 12,9 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes, selon l’Institut de sondages Ipsos. En 2012, ce taux était de 75,3%

Les dirigeants européens se sont montrés soulagés au lendemain de la victoire aux législatives aux Pays-Bas du Premier ministre libéral Mark Rutte. Ceci, malgré la remontée de l’extrême droite qui prend la deuxième place. Le président français François Hollande a évoqué «une nette victoire contre l’extrémisme». Tandis que la chancelière allemande Angela Merkel s’est réjouie de «poursuivre une bonne collaboration en tant qu’amis, voisins, Européens». Engagé dans une crise diplomatique avec les Pays-Bas, le président turc Recep Tayyip Erdogan a soutenu que «Mark Rutte avait remporté les législatives, mais a perdu l’amitié de la Turquie».

Pour de nombreux observateurs, les électeurs néerlandais ont opté pour la stabilité. En tête avec 33 sièges crédités, Mark Rutte a salué une victoire contre ce qu’il appelle «le populisme de mauvais aloi». Le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders aurait remporté 20 sièges selon des résultats compilés par l’agence de presse néerlandaise ANP, sur la base de 97% des voix. Dans ce pays de coalition, le Premier ministre libéral s’est proposé pour mener les rencontres avec les principaux chefs des partis pour discuter de la formation du gouvernement, qui pourrait prendre plusieurs mois. Une réunion était prévue jeudi à la Chambre basse du Parlement.

La voix de Geert Wilders ne pourra être ignorée alors qu’il devrait être le principal leader de l’opposition. Il est peu probable que Mark Rutte s’allie avec Wilders, plusieurs partis dont le sien ayant exclu au cours de la campagne de collaborer avec lui. Avec 19 sièges chacun, les chrétiens-démocrates du CDA et les progressistes de D66 sont des partenaires naturels pour les libéraux. Une telle coalition aurait besoin de cinq sièges supplémentaires pour obtenir la majorité de 76 sièges. Les regards se portent désormais vers les chrétiens (CU, 5 sièges) et les protestants rigoristes du SGP (3 sièges).

Les écologistes de GroenLinks, menés par le jeune Jesse Klaver (d’origine marocaine), pourraient également jouer un rôle important après avoir triplé leur score avec 14 sièges. Après les surprises du Brexit au Royaume-Uni et de la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, les résultats aux Pays-Bas augurent de bon départ pour la saison électorale en Europe. La présidentielle en France se tient en avril et mai. Les législatives en Allemagne sont prévues à l’automne.

 

 

 

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