Habillage_leco
International

Le second décret migratoire de Trump devant les juges

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4982 Le 16/03/2017 | Partager
Il vise de «façon discriminatoire les musulmans», selon des ONG
Ce que réfute le gouvernement américain

Le nouveau décret anti-immigration du président américain Donald Trump a fait l'objet hier mercredi d'une bataille d'avocats devant un juge qui pourrait ordonner sa suspension temporaire. Cette audience s'est tenue dans un tribunal fédéral à Greenbelt, ville de l'Etat du Maryland, dans l'est des Etats-Unis. Deux autres devaient se dérouler devant un magistrat de Hawaï et un autre de Seattle. Le juge Theodore Chuang avait été saisi par une coalition d'organisations de défense des libertés et des réfugiés, dont ACLU, qui affirment que le décret vise de «façon discriminatoire les musulmans». Le nouveau décret, expurgé de ses éléments les plus contestés présents dans sa première mouture, «ne fait aucune distinction entre les religions», a répliqué Jeffrey Wall, l'avocat du gouvernement.

Donald Trump estime impératif de fermer temporairement les frontières américaines aux réfugiés du monde et de suspendre l'octroi de visas durant 90 jours pour les ressortissants d'Iran, de Libye, de Syrie, de Somalie, du Soudan et du Yémen. Cette mesure ne concerne plus l'Irak et exempte les détenteurs de visas et de «cartes vertes».
Ces derniers jours, le président et ses principaux ministres, Rex Tillerson (Affaires étrangères), Jeff Sessions (Justice) et John Kelly (Sécurité intérieure), ont défendu un texte «vital» pour la sécurité nationale. Mais les opposants au décret ne sont pas convaincus de cette urgence. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, «les attaques les plus graves aux Etats-Unis ont été commises soit par des Américains, soit par des ressortissants ne provenant pas des pays visés par le décret», rapporte AFP. En plus du juge Chuang, deux autres juges fédéraux dont James Robart auront la possibilité d'ici-là de suspendre complètement ou en partie l'application du décret, avec une portée nationale. A Hawaï, archipel comptant une forte proportion d'habitants d'origine étrangère, c'est l'Etat lui-même qui poursuit le gouvernement. Les juristes du ministère de la Justice sont sur le pied de guerre pour défendre le texte présidentiel devant tous ces tribunaux. 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc