Justice

Affaire CGI: Les 27 accusés convoqués pour le 2 mai

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4981 Le 15/03/2017 | Partager
La 1re audience du procès a duré 15 minutes
Un rapport de plus de 350 pages remis à la Cour
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L’ancien directeur général de la CDG, Anas Houir Alami, l’ex-DG de la CGI, Mohamed Ali Ghannam, et son ex-adjoint, Najib Rhila, semblent être inquiets. Ils ont comparu mardi 14 mars au Tribunal de Fès. Ils sont poursuivis avec 24 autres personnes dans l’affaire de Madinat Badis d’Al Hoceïma (Ph. YSA)

Un simple pointage dans l’affaire de Madinat Badis d’Al Hoceïma, lors de la 1re audience du procès, ouvert mardi 14 mars, près la Cour d’appel de Fès. Abderrazzak Sabour, président de la séance, a vérifié, hier, la présence des 27 accusés dans cette affaire ainsi que celle de leurs avocats, avant de leur donner rendez-vous pour une nouvelle audience le 2 mai prochain.

Ainsi, l’ancien directeur général de la CDG, Anas Houir Alami, et l’ex-DG de la CGI, Mohamed Ali Ghannam, et 25 autres suspects sont arrivés vers midi. Ils étaient convoqués à la salle n°1 du tribunal où comparaissaient d’autres personnes poursuivies pour divers délits criminels et financiers. Assis côte à côte, à la 4e rangée en face des juges, Alami et Ghannam ont échangé, avant qu’ils ne soient appelés à la barre. Pour sa part, Najib Rhila, DG adjoint de CGI, était du côté des responsables des bureaux d’études et architectes, poursuivis dans ce dossier. Il est 12h30, la salle se lève, la séance est déclarée ouverte. Ali Ghannam sera le premier à être appelé à la barre. Suivront Anas Alami et Najib Rhila puis 22 autres. Trois personnes ont brillé par leur absence. «Ils n’auraient pas reçu leur convocation», estime Abdelaziz El Assri, l’un des avocats de la défense.

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Selon lui, le dossier de plus de 350 pages remis par le juge d’instruction à la Cour comprend des chefs d’accusation très lourds, à savoir la dilapidation de deniers publics, le faux et usage de faux, et la constitution de bande criminelle. La procédure judiciaire a été déclenchée, rappelons-le, il y a deux ans suite à des plaintes de MRE adressées au Souverain. Les acquéreurs avaient pointé des malfaçons dans le complexe résidentiel construit par la CGI. Une enquête avait ensuite été menée par une commission mixte Intérieur-Finances constituée de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale de l’administration territoriale (IGAT). S’en est suivie l’ouverture des auditions en novembre 2014, puis le procès ce 14 mars. Procès qui devrait passionner l’opinion publique pendant plusieurs mois.

Ce mardi 14 mars, la première audience est très rapide: à peine15 minutes pour vérifier la liste des présents. Parmi eux figurent le directeur de l’Agence urbaine d’Al Hoceïma et d’autres cadres de cet établissement, convoqués pour témoigner. Une présence remarquée également est celle de l’avocat, Tarik Sbaï, président de l’Instance de la protection de biens.
Vers 13 heures, la séance est levée. L’ensemble des accusés quitte la salle et rendez-vous a été fixé pour le 2 mai prochain. Le temps de préparer la défense et les plaidoiries.

 

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