Competences & rh

Education: Une carte scolaire plus critique pour Rabat

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4980 Le 14/03/2017 | Partager
Le nouveau découpage régional tire les indicateurs de la région vers le bas
1.000 classes en préfabriqué à remplacer, transport scolaire, infrastructures…
Un budget de 750 millions de DH pour 2017

Avec l’intégration de nouvelles provinces, telles que Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane, Rabat hérite d’une nouvelle carte scolaire, avec des indicateurs revus à la baisse. «Cette reconfiguration régionale nécessite de faire prévaloir le principe de solidarité, l’un des fondements de la régionalisation avancée», relève le directeur de l’académie régionale d’éducation et de formation de Rabat-Salé-Kénitra, Mohamed Aderdour.   

Avec le poids du monde rural, l’on se trouve avec des indicateurs inférieurs à ceux enregistrés dans l’ex région Rabat-Salé. A titre d’exemple, l’indice de pauvreté passe de 0,9% à Rabat, à 16% à Sidi Kacem, pour atteindre 17,8% au niveau de Sidi Slimane. Le déficit se trouve aussi au niveau des infrastructures, du raccordement des établissements aux réseaux d’eau potable et d’électricité, le transport scolaire et les écoles communales.

Pour améliorer l’offre scolaire, le plan d’action 2017 prévoit la construction de 22 nouveaux établissements (primaires et secondaires)  dont la moitié est programmée cette année. Cela représentera une offre de 152 salles de cours et 3 internats. Les efforts seront, en outre, poursuivis pour encourager la scolarisation des filles dans le monde rural. Sur ce volet, le directeur rappelle qu’en 2016, plus de 2.300 filles ont été hébergées dans les internats, et près de 55.500 ont bénéficié de la cantine scolaire.  
Au menu également, près de 670 opérations de réhabilitation et d’entretien d’établissements existants, avec le raccordement d’une centaine au réseau d’eau potable et d’électricité. L’Académie s’attellera, par ailleurs, au remplacement en dur des salles en préfabriqué. «Bientôt, Rabat sera la première à être déclarée ville sans classes préfabriquées au Maroc», avance le directeur. Cependant, beaucoup d’efforts restent à fournir afin d’éradiquer d’une manière définitive ce type de constructions. La région abrite encore près de mille salles en préfabriqué dont le gros lot, près de 800, se trouve dans la province de Sidi Kacem.

L’année 2017 sera, également, marquée par la poursuite des efforts pour assainir le règlement des dettes des entreprises qui ont réalisé des marchés ou des prestations au profit de l’académie. Ce plan d’action 2017 a été présenté la semaine dernière au ministre de l’Education nationale, Rachid Benmokhtar. «Le budget nécessaire à la réalisation de ces projets est estimé à 750 millions de DH, dont 300 millions de DH pour le volet exploitation. Le reliquat sera consacré à l’investissement», précise Mohamed Aderdour. Cette année, l’enveloppe est en hausse de 18% par rapport à 2016.

Profs contractuels, une bouffée d’oxygène

Le recrutement de 1.500 nouveaux enseignants contractuels a permis à l’académie de Rabat, souffrant d’un déficit criant en ressources humaines, «d’éviter le pire». D’autant plus que cette rentrée scolaire a été la pire en termes de sous-effectifs. Près des deux tiers de ces nouvelles recrues ont été affectés aux établissements scolaires situés dans le monde rural, selon le directeur de l’académie.
Avec le recrutement direct de leur personnel, les académies jouissent aujourd’hui d’une plus grande autonomie en tant qu’établissements publics. Mais cette autonomie représente des défis à relever en termes d’organisation. Une cellule composée de 20 personnes a été mise en place à l’académie de Rabat, afin d’assurer la gestion administrative des enseignants fraîchement embauchés. Ces derniers recevront leur premier salaire à la fin de ce mois de mars.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    courrier@leconomiste.com
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc