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International

Theresa May à deux doigts de déclencher le Brexit

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4980 Le 14/03/2017 | Partager
La balle est dans le camp des députés
Le Royaume-Uni se prépare à «toutes les issues»
L'Ecosse demande un référendum d'indépendance
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Le coup d'envoi du Brexit est imminent. Les députés britanniques devaient réexaminer, hier lundi en fin d’après-midi, le projet de loi autorisant la Première ministre Theresa May à activer la sortie de l'UE. En cas d'adoption rapide, le déclenchement du divorce pourrait intervenir dès mardi. Approuvé en première lecture par les députés début février et amendé depuis par les Lords, le texte, sauf examen prolongé à la Chambre des communes, pourrait être adopté définitivement par les deux Chambres du Parlement dès lundi soir.

Le ministre du Brexit, David Davis, a invité les députés à rejeter les deux amendements déposés par les Lords. Les membres de la Chambre haute du Parlement réclament la protection des droits des trois millions d'Européens vivant au Royaume-Uni. Ils souhaitent aussi que le Parlement ait le dernier mot sur l'accord final avec Bruxelles. Mais il est fort probable que les députés s'opposent à ces amendements. «Le Royaume-Uni se prépare à toutes les issues, y compris la possibilité qu'aucun accord commercial ne soit trouvé avec Bruxelles à l'issue des négociations du Brexit», a affirmé David Davis.

Theresa May s'est engagée à activer avant fin mars l'article 50 du Traité de Lisbonne. Lequel lancera le compte à rebours des deux années de négociations, à la suite du référendum du 23 juin ayant décidé le Brexit. Les dirigeants des 27 autres Etats membres pourraient se réunir le 6 avril pour un sommet visant à définir des «lignes directrices» des négociations à venir. L'hypothèse de leurs échecs n'est d'ailleurs pas exclue. La première ministre britannique a prévenu qu'elle préférait «pas d'accord» à un «mauvais accord» avec Bruxelles.

La facture du Brexit sera «salée». Bruxelles pourrait exiger des Britanniques jusqu'à 60 milliards d'euros, selon des sources européennes. Un montant correspondant aux engagements déjà pris par Londres en termes de contribution au budget européen. Le sort des Européens installés outre-Manche devra aussi être tranché. Theresa May refuse pour l'heure de garantir leurs droits avant d'avoir obtenu des assurances similaires pour le 1,2 million de Britanniques vivant dans l'UE. Les négociations sont censées durer deux ans, mais la tâche sera rude pour venir à bout du «divorce le plus complexe de l'Histoire», d’après l'ancien ministre conservateur William Hague.

L'Ecosse va-t-elle choisir l'UE plutôt que le Royaume-Uni? La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a annoncé qu'elle demanderait la semaine prochaine l'autorisation d'organiser un référendum pour l'indépendance de la province à fin 2018 ou début 2019. L'Ecosse s'est majoritairement prononcée contre la sortie de l'Union européenne en juin dernier.

 

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