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International

Libre-échange: L’administration Trump s’attaque à l’OMC

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4978 Le 10/03/2017 | Partager
Elle serait «incapable» d’empêcher les pratiques commerciales déloyales
Ses décisions ne s’imposeraient pas aux Etats-Unis
Le patron de l’Organisation appelle au dialogue
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Le DG de l’OMC, Roberto Azevedo, reste convaincu que  «les temps sont difficiles pour le multilatéralisme commercial. Il a ainsi invité les Etats-Unis à dialoguer avec lui» (Ph. AFP)

Le DG de l’OMC, le Brésilien Roberto Azevedo, vient d’être reconduit pour quatre ans à la tête de cette institution. Il craint des «temps difficiles» alors que plusieurs pays redoutent un retour au protectionnisme.Menaçant de prendre des mesures dans ce sens, notamment contre les importations chinoises et mexicaines, Donald Trump a décidé de retirer les Etats-Unis du traité de libre-échange transpacifique (TPP), signé avec 11 pays de la région Asie-Pacifique. Son administration n’a toutefois pas enterré le TTIP, ou Tafta, l’accord régional de libre-échange négocié depuis 2013 avec l’UE, actuellement dans l’impasse. Il a également pointé du doigt l’imposant déficit commercial des Etats-Unis face à l’Allemagne. A charge pour le nouveau secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, tout juste confirmé à ce poste par le Sénat américain, de mettre cette vision en oeuvre.

L’Organisation mondiale du commerce vient d’être encore une fois prise pour cible par l’administration Trump. Celle-ci a publié un document officiel affirmant que «les Américains ne sont pas directement soumis aux décisions de l’OMC», alors qu’ils en sont membres. Les Etats-Unis privilégieront des accords bilatéraux, au détriment des grands traités régionaux qui leur seraient moins favorables, selon ce rapport publié par le Bureau du représentant américain au Commerce (en anglais United States Trade Representative ou USTR).

L’Organisation qui s’occupe des règles régissant le commerce international entre les pays est accusée d’être «incapable» de sanctionner les pratiques commerciales déloyales. De ce fait, «ses décisions ne s’imposeraient pas aux Etats-Unis». Se posant comme un grand défenseur du multilatéralisme, la Chine, deuxième économie du monde, est venue au secours de l’OMC. Pékin juge qu’un système de relations internationales «ouvert et objectif» favorise la croissance économique. Et Bruxelles est catégorique. «Les Etats-Unis doivent continuer à s’engager dans le multilatéralisme commercial», soutient Cecilia Malmström, la commissaire européenne au Commerce.

Pendant sa campagne, le président Trump avait qualifié le gendarme du commerce mondial de «désastre». Il a promis une approche plus agressive pour ouvrir les marchés étrangers aux entreprises américaines, y compris en instaurant unilatéralement des droits de douane. Le nouveau locataire de la Maison-Blanche a aussi estimé à plusieurs reprises que son pays se portait mieux avec des accords bilatéraux qu’en étant assujetti à un système multilatéral. Son administration étudie actuellement le statut de ces négociations.

 

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