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Salon du tourisme de Berlin: Les opérateurs tempêtent contre l’ONMT

Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4978 Le 10/03/2017 | Partager
Le stand Maroc, dont la superficie a été réduite de moitié, déçoit
Il s’agit pourtant de la 1re foire d’industrie touristique au monde
Les 25 exposants de toutes les régions signent une pétition
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La superficie du stand marocain est passée de 480 m² à 242 m². Les professionnels considèrent qu’il s’agit là d’une occasion ratée de mettre en valeur la marque Maroc (Ph. FN)

Les professionnels marocains du tourisme, institutionnels et privés, sont présents en force à l’International Tourism Bourse (ITB) de Berlin. C’est la première foire de l’industrie du tourisme au monde. Autant dire que pour les opérateurs, c’est l’occasion de faire des affaires, de se donner de la visibilité sur le grand échiquier du tourisme mondial et de séduire de nouveaux marchés.
Cette année, la délégation d’Agadir a été renforcée par la présence des élus locaux. Notamment, Brahim Hafidi, président du Conseil régional Souss-Massa, et Saleh Malouki, président de la Commune urbaine d’Agadir. Ils ont ainsi l’opportunité d’apprécier les efforts fournis par les professionnels, en vue d’attirer une clientèle à portée de main, mais à l’affût d’arguments solides pour choisir la destination Maroc, et plus particulièrement Agadir.

La 51e édition de cette grand-messe du tourisme, qui réunit annuellement plus de 100.000 professionnels des quatre coins du monde, est une chance inespérée pour faire du business. Toutefois, cette année, le stand Maroc, conçu par l’Office national marocain du tourisme (ONMT), a déçu. Il se distingue par son étroitesse et son manque de visibilité. En effet, de 480 m², la superficie est passée à 242 m². Les 238 m² perdus étant désormais acquis par l’Algérie, la Palestine et le Sénégal, qui ont ainsi agrandi leurs stands. Par ailleurs, au lieu d’opter pour une conception en open space, propice aux rencontres B to B, l’espace est pratiquement clôturé.

Pour chaque représentation régionale, il n’y a qu’une petite table entourée de trois chaises. Sachant que le Conseil provincial du tourisme (CPT) d’Essaouira a été oublié et a dû partager le stand du CRT de Marrakech pour présenter son produit. «Bien qu’en période de crise, nous avons tenu à payer pour être présents à l’ITB, qui est pour nous un investissement impératif», explique un hôtelier. «Or, non seulement nous manquons de visibilité, mais en plus, nous sommes entassés les uns sur les autres», a-t-il assené.

Les opérateurs tentent de gérer leur amertume en même temps que leur rendez-vous. Certains exigent déjà un remboursement de l’ONMT. Les professionnels d’Agadir, avec à leur tête Guy Marrache, président du CRT d’Agadir Souss Massa, et Rachid Dahmaz, président de la commission produit et grand voyagiste MTS ont décidé, quant à eux, de se payer un stand propre à la région, à partir du prochain salon. «Aujourd’hui, nous sommes en plein travail pour une régionalisation avancée, chaque région devrait donc pouvoir s’occuper elle-même de sa promotion, avec un fonds dédié», propose Abderrahim Oumani, Past-president du CRT.
Livrés à eux-mêmes, certains ont même réclamé la restitution du montant de la Taxe de promotion touristique (TPT). Au final, les 25 exposants, y compris les CRT et CPT, ont signé une pétition qui sera adressée à la direction générale de l’ONMT.

DNES à Berlin, Fatiha NAKHLI

 

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