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Régions

Fès: Vif débat sur des autorisations de construire

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4977 Le 09/03/2017 | Partager
Le maire PJD critique la lenteur administrative
Le ministre de tutelle renvoie la balle et charge le wali
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Driss El Azami El Idrissi, maire de Fès, a vivement critiqué la lenteur administrative de l’Agence urbaine. Alors que les services de l’élu PJD ont autorisé la construction d’un immeuble, en bord de route, au quartier Aït Sekkato… (Ph. YSA)

Quelle ville nous voulons construire pour demain? Une question qui intrigue depuis fort longtemps décideurs, urbanistes et paysagistes sans jamais pouvoir trouver une réponse catégorique. Surtout dans des villes, où en plus de la vétusté du tissu ancien s’ajoute une périphérie construite dans l’anarchie. Fès en fait partie. D’où d’ailleurs les vifs débats menés à chaque conseil d’administration de l’Agence urbaine de sauvegarde de la ville (AUSF). Le dernier en date s’est déroulé, mardi 7 mars, au siège de la wilaya.

Réunie sous la présidence de Driss Merroun, ministre de tutelle, l’assemblée a été surtout marquée par les critiques du maire de Fès par rapport à la lenteur administrative. «Les autorisations délivrées par l’Agence urbaine prennent beaucoup plus de temps qu’il faut. Vous êtes nos partenaires et vous devez nous accompagner pour mieux développer l’espace urbain», martèle Driss El Azami El Idrissi. Une accusation que Merroun ne nie pas vu qu’il y a, selon lui, plusieurs intervenants dans le processus des autorisations. «L’autorisation doit être délivrée dans un délai de 20 jours. Malheureusement, ce délai n’est jamais respecté. Il faut que les walis, gouverneurs et autres responsables intéressés par les projets de constructions se mettent à table pour autoriser les chantiers selon les lois en vigueur», précise le ministre de l’Urbanisme.

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Par ailleurs, le CA de l’AUSF était aussi l’occasion de rappeler les dispositifs de la loi 66-12 relative au contrôle et à la répression des infractions en matière de construction. «L’objectif de cette loi est de se conformer aux normes et définir les responsabilités de tout un chacun», précise le ministre. Et de rassurer: «contrairement à ce qui se dit, aucune personne ne sera arrêtée si elle n’est pas directement impliquée dans un défaut de construction en cas d’effondrement ou autre». En tout cas, l’entrée en vigueur de cette loi passera par une formule consensuelle concernant les lois organiques relatives à ce texte. «Un dispositif dont se chargera le prochain gouvernement», informe Merroun.

En attendant, la consécration de la méthodologie participative et de concertation sur une base de partenariat avec les acteurs locaux et régionaux et l’Agence urbaine est de mise. En fait, cet établissement est appelé à jouer un rôle crucial dans la concrétisation de l’approche spatiale dans le développement urbanistique. D’autant que l’agence est devenue un espace de convergence de plusieurs politiques sectorielles et comportant des agglomérations urbanistiques importantes. «L’urbanisme est une mission qui fait partie intégrante des équations des équilibres socio-économiques et environnementaux», estime Merroun.

 Interrogé sur la lutte contre l’exploitation abusive du domaine public, notamment par les marchands ambulants, ce dernier a botté en touche la question exhortant le wali, Said Zniber, à donner quelques éléments de réponse. Dans sa réponse, le responsable territorial a surtout mis l’accent sur les efforts déployés par l’agence en matière de généralisation des documents d’urbanisme et d’accompagnement des investisseurs. «Les différents intervenants, autorités locales, opérateurs économiques et professionnels, doivent ensemble adhérer à ce chantier. Il en est de même pour les communes et centres urbains qui disposent d’atouts importants au niveau de la région», conclut le wali.

Partenariat

L’assemblée de l’AUSF a été aussi l’occasion de signer trois partenariats relatifs au programme d’assistance urbaine et génie technique en monde rural dans la région de Fès-Meknès et à l’actualisation des plans d’aménagement d’Immouzer Kandar et de Sefrou. Le but étant de définir les mécanismes de financement du programme d’assistance urbaine et génie technique en monde rural dans la région de Fès-Meknès. Le premier accord est conclu entre le ministère de l’Urbanisme et le conseil régional, d’une part, et les conseils régionaux des architectes centre-nord et Meknès-Tafilalet et le conseil régional des ingénieurs géomètres topographes, d’autre part. Il porte sur la mise en place d’un cadre de référence fixant les modalités de financement, d’exécution et de suivi de ce programme d’assistance technique. Cette opération nécessitera 12 millions de DH sur 3 ans. Enfin, les deux autres conventions visent la révision des plans d’aménagement des communes de Sefrou et d’Immouzer Kandar.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

 

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