DOSSIER 8 MARS

Ouvrir les esprits à l’art et par l’art

Par Hadia TEMLI | Edition N°:4976 Le 08/03/2017 | Partager
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Galeriste à Marrakech (Ph. H.T.)

PASSIONNÉE comme au premier jour, je me suis lancée un nouveau défi, en novembre 2016, avec l’ouverture d’une deuxième galerie en plein cœur de Guéliz à Marrakech, Siniya 28. Poussée par mon envie de partager avec le plus grand nombre mon amour de l’art d’hier et d’aujourd’hui, de rencontrer un public averti ou simplement curieux, j’ambitionne également de promouvoir les artistes émergents et de démocratiser l’art, faisant la part belle aux jeunes artistes. Mais surtout, je tiens à apporter mon soutien aux femmes créatrices ou encore designers et leur permettre d’exprimer tant leur expression artistique que leur vision du monde, comme c’est le cas actuellement avec Mouna Fassi Fihri ou encore Charlotte Royle. En avril, ce sera au tour d’Alia-Ali de déployer ses œuvres photographiques et installations issues de son observation de tissus du monde entier.

Car être une créatrice, c’est aussi et surtout tenter de concilier au mieux sa vie de famille et ses challenges professionnels. Il en faut des idées, de l’organisation, et des compromis pour tout mener de front, sans trop culpabiliser. Batailler pour se délester autant que possible du poids qui pèse essentiellement sur les femmes. Tout ceci a été possible grâce à mon mari et à mon père, Boubker Temli, qui très tôt m’a familiarisée et sensibilisée à l’art en général et aux richesses du Royaume en particulier. Auprès de lui, je lance la Galerie Tindouf à Marrakech, pendant du sud de la galerie du même nom déjà bien installée au sein de la ville haute, Tanger. Cette année seront d’ailleurs fêtés les 10 ans d’activités de cette galerie comptant véritablement dans le paysage culturel et artistique de la ville ocre. De nombreux artistes de renom s’y sont succédé comme Claudio Bravo, Lalla Essaydi, Saad Hassani, Tahar Benjelloun, Antony Fry…

Avec en main, un master en art et architecture islamique obtenu au sein de la prestigieuse Ecole des arts orientaux et d’études africaines (SOAS) de l’université de Londres, et après avoir passé une année à l’Institut du Monde arabe, j’ai décidé en 2003 de reposer mes valises au Maroc. J’ai débuté par une expérience des plus enrichissantes auprès de la Fondation Patti Birch où j’ai eu la chance de rencontrer les directeurs et conservateurs des plus grands musées. J’ai notamment été marquée par mes échanges avec les représentants du Metropolitan Museum et du Moma. Véritable mentor à mes yeux, Patti Birch m’a énormément appris.
La force du savoir, de l’échange et des rencontres, que je tente aujourd’hui de mettre au service des artistes, et tout particulièrement des artistes femmes.

 

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