DOSSIER 8 MARS

La femme rurale n’est pas une machine

Par Keltouma ACHAHOUR | Edition N°:4976 Le 08/03/2017 | Partager
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DG de Sahara Cactus (Ph. K.A.)

L'Amélioration  des conditions des femmes dans la région d’Ait Baâmrane via la valorisation des richesses de la région est un sujet qui me tient à cœur. Le cactus, l’argan... abondent dans la zone et peuvent permettre à ces femmes d’aspirer à un meilleur mode de vie comme elles y ont droit. Ma petite expérience avec Oxfam Québec dans l’économie sociale solidaire et l’étude sur le potentiel de la région réalisée par Judith La Rivière m’ont déterminé à me lancer dans un projet de valorisation du cactus. Dieu merci, malgré les difficultés, j’ai pu avec d’autres personnes de bonne volonté, relever le défi, créer la société Sahara Cactus et générer des emplois à Sidi Ifni. C’est dans ce contexte qu’une cliente japonaise nous a proposé un partenariat pour mettre en place dans des communes rurales relevant de la province de Sidi Ifni, 6 centres de concassage d’argan équipés.

L’objectif étant d’améliorer les conditions d’une quarantaine de femme pour commencer. Et d’augmenter le nombre par la suite. Ce projet pilote va permettre aux femmes du milieu rural d’utiliser des machines pour le dépulpage et concassage pour la production des amandons d’argan.
Le concept est que les femmes n’auront à travailler qu’un maximum de 4 heures les après-midi pour trier des amandons avec un salaire minimum de 1.000 DH par mois. Le Gouverneur de Sidi Ifni nous soutient dans ce projet de développement bénéfique pour la femme rurale. Le point fort de ce projet c’est qu’il va permettre aux femmes rurales de générer des gains sans avoir à s’absenter toute la journée de leur foyer. La charge horaire étant limitée à 4 heures. De plus, il est moins fatigant et permet aux employées d’exercer une activité sur 11 mois de l’année.

Il permet donc de compléter l’activité principale, relative au cactus qui est saisonnière et ne dure que six mois. Sachant que durant la période du cactus, les femmes peuvent gagner jusqu’à 3.300 DH mensuellement. Par ailleurs et sur ce volet du cactus, une société japonaise venue à Sidi Ifni dans le cadre de la coopération maroco-japonaise va nous aider à travers ses circuits pour la commercialisation de l’huile de graine de figue de barbarie et de la poudre de nopal.

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