Culture

L’Afrique en Capitale: Qotbi dévoile le programme

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4976 Le 08/03/2017 | Partager
Expositions, concerts, débats,… Rabat au rythme du continent pendant un mois
Hommage à des artistes disparus tragiquement comme Othmane Dilami
Un match de gala de foot pour clôturer l’évènement
afrique_en_capital_076.jpg

Pour Mehdi Qotbi, ici en compagnie de Brahim El Mazned, coordinateur général de «l’Afrique en Capitale», c’est le Roi qui est le véritable initiateur de cet évènement multiculturel (Ph. Bziouat)

Pour présenter l’évènement «L’Afrique en Capitale» lors d’une conférence de presse hier, Mehdi Qotbi a d’emblée planté le décor: Rabat va accueillir la famille africaine pendant un mois, du 28 mars au 28 avril. Une sorte de fête de la culture, de la convivialité et de la créativité, souligne le président de la Fondation nationale des musées, qui supervise ces multiples manifestations consacrées à l’Afrique. «Avec ses rythmes et ses couleurs, le Continent est à la pointe de la création mondiale».

Pour lui, cet évènement multiculturel est voulu par SM le Roi. Pour l’illustrer, il a mis en exergue un extrait du discours royal prononcé à l’occasion du 28e sommet de l’UA à Addis Abeba, qui a consacré le retour du Maroc dans sa famille africaine: «Il est temps que les richesses de l’Afrique profitent à l’Afrique (…) l’Afrique peut être fière de ses ressources, de son patrimoine culturel, de ses valeurs spirituelles et l’avenir doit porter haut cette fierté naturelle». En tout cas, cette manifestation multidisciplinaire, placée sous le haut patronage de SM le Roi, sera ponctuée par des expositions, concerts,  projections de films et des conférences-débats. Il s’agit d’une véritable effervescence créative qu’accueille la capitale marocaine de la culture qui impose de plus en plus son dynamisme à l’échelle du continent », dira en substance le président de la Fondation. Ce lobbyiste hors pair, a réussi, en peu de temps, à placer Rabat sur une orbite culturelle internationale.

Avec une telle manifestation qui accueille 36 évènements dans 18 lieux différents, «Rabat, ville lumière», sera la grande capitale de l’Afrique à l’échelle mondiale. Une trentaine de pays du continent  seront représentés, avec des formes culturelles denses. De l’art plastique au cinéma, musique… en passant par le football. Sans dévoiler le contenu, Mehdi Qotbi a évoqué l’enthousiasme du président de la Fédération royale marocaine de football Fouzi Lakjaâ pour organiser un grand match afin de marquer la clôture de «l’Afrique en Capitale» en apothéose. Cette clôture sera également mise en valeur par un spectacle au Théâtre Mohammed V de Rabat.

Le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain accueille une exposition de photos, une manière de rendre hommage à des jeunes artistes tragiquement disparus comme «Othmane Dilami que le public marocain connaît peu puisqu’il était jeune et signait par un pseudonyme (O.D.). Il avait acquis une solide formation dans les beaux arts au Canada et une expertise reconnue en photo. C’est une occasion de présenter les Marocains d’ici et ceux qui bossaient ailleurs», a indiqué Abdelaziz Idrissi, directeur du Musée. Il a aussi rappelé que le but de la programmation vise à aligner les artistes connus mais aussi à proposer des jeunes talents.

D’autres manifestations vont ponctuer ce mois consacré à l’Afrique. L’art urbain prendra une bonne place. En effet, cinq œuvres vont s’afficher sur les façades notamment du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, de la CDG, de la BNRM et de la Tour de la caserne des pompiers. L’art africain va également s’emparer de la rue en habillant les rames du tramway de Rabat. Une œuvre de l’artiste malien Abdoulaye Konaté sera dédiée à ce mode de transport. Le train navette Rabat-Casablanca n’échappera pas à cet art. Pendant toute cette période, il se mettra aux couleurs de la culture  afro-américaine et de l’humanité, avec les signes simplifiés et juxtaposés de l’artiste Médéric Turay.  

Pour réaliser cette grande manifestation, le président de la Fondation s’est déjà entouré d’une équipe rompue au montage des grands évènements culturels. C’est le cas de Brahim El Mazned, qui assure la coordination générale de «L’Afrique en Capitale». Il est par ailleurs le directeur fondateur de Visa for music et directeur artistique du festival Timitar. Dans cette entreprise, plusieurs institutions culturelles de la capitale ainsi que des ministères et établissements publics sont mis à contribution.

La route de l’or

«L’or de l’Afrique», une exposition qui retrace la longue et riche histoire des relations maroco-africaines au Musée de Bank Al-Maghrib. Il s’agit d’une «collection de monnaies frappées par les rois et les émirs, en les replaçant au centre des réseaux diplomatiques et commerciaux qui furent les siens, des confins subsahariens jusqu’aux cités commerçantes de l’Italie médiévale, des royaumes chrétiens du Nord de l’Europe jusqu’au cœur de l’Afrique», indique une brochure. L’objet de ces échanges mis en avant est l’or, de nature sédimentaire, produit dans la région des sources du Niger et du Sénégal puis transformé en lingots entre le Ghana et la Mauritanie. Les marchands marocains proposaient d’autres produits comme le sel.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc