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International

Nouvelles péripéties dans la course à l’Elysée

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4975 Le 07/03/2017 | Partager
Alain Juppé jette l’éponge, François Fillon reste candidat
La menace d'une victoire de Marine Le Pen existe, selon Hollande
L'élection présidentielle se tiendra les 23 avril et 7 mai
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La campagne présidentielle française est émaillée de rebondissements. L'ancien Premier ministre Alain Juppé a renoncé à se présenter de nouveau à l'élection qui se tiendra les 23 avril et 7 mai. Il ne remplacera pas François Fillon, déterminé à maintenir sa candidature malgré les soupçons d'emplois fictifs qui gangrènent sa campagne.
«Jamais sous la cinquième République une élection présidentielle ne s'était présentée de façon aussi confuse», a lancé Alain Juppé dont les propos sont rapportés par l’agence AFP. Et les reproches ne s’arrêtent pas là: «une gauche déboussolée, une extrême-droite qui en rajoute dans le fanatisme anti-européen et la popularité croissante du centriste Emmanuel Macron, malgré son immaturité politique et la faiblesse de son projet».

Invité dimanche soir sur un plateau de télévision, François Fillon a de nouveau exclu de jeter l'éponge malgré la multiplication des défections dans son propre camp. Convoqué par les juges le 15 mars sans doute pour se voir signifier son inculpation, le candidat de la droite a réuni dimanche dernier des dizaines de milliers de partisans à Paris près de la tour Eiffel.
Alain Juppé a estimé que le rassemblement des électeurs était «devenu plus difficile encore du fait qu'une partie du centre a claqué la porte du parti et que le noyau dur des sympathisants du parti s'est radicalisé». Une réunion du Comité politique du parti de droite devait se tenir hier en fin d’après-midi. Elle est destinée à «évaluer la situation», alors que plus de 300 élus de la droite ont abandonné François Fillon, dont son directeur de cabinet et son porte-parole.

La droite redoute de plus en plus sérieusement une nouvelle défaite, cinq ans après l'échec du président sortant Nicolas Sarkozy face à Hollande. Les enquêtes d'opinion donnent désormais leur candidat éliminé dès le premier tour, le 23 avril, derrière la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ancien ministre de François Hollande repositionné au centre.
La «menace d'une victoire de Marine Le Pen à la présidentielle existe», a averti le président Hollande dans une interview publiée lundi par six journaux européens (Le Monde, Süddeutsche Zeitung, La Stampa, La Vanguardia, The Guardian et Gazeta Wyborcza). «Si d'aventure la candidate du Front national (FN) l'emportait, elle engagerait immédiatement un processus de sortie de la zone euro et même de l'Union européenne», a-t-il prévenu. Le vice-président du FN, Florian Philippot, a enfoncé le clou en estimant que «beaucoup d'électeurs» indécis ou penchant pour François Fillon «voteront Marine Le Pen parce que ce sera le vote utile (...) et le vote qui correspond à leurs convictions».

Il semble déjà que la course présidentielle se resserre et que le Front national n'a jamais été aussi près d'atteindre le pouvoir, «ce qui est suffisant pour engendrer la panique des investisseurs», selon Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique de Saxo Bank. Les investisseurs «appréhendent tous une surprise de dernière minute qui serait susceptible, comme ce fut le cas lors de la dernière élection présidentielle américaine, de mettre un politicien populiste à la tête de la cinquième puissance économique mondiale».

 

 

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