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Meknès-Investissements: La CGEM veut enclencher la reprise

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4974 Le 06/03/2017 | Partager
Agriculture, automobile, tourisme… des secteurs porteurs
Les opérateurs impliqués dans la promotion de la ville
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«En guise d’appui à l’investissement, le futur siège de la CGEM Meknès-Ifrane sera doté d’espaces d’incubation pour les startups», souligne Abdeljabbar El Achab, son président (Ph. YSA)

A la tête de l’Union régionale Meknès-Ifrane de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Abdeljabbar El Achab veut enclencher une dynamique d’investissements au niveau de la région. Un objectif qui passe par une communication tous azimuts. C’est ce qui ressort en effet d’une journée d’étude sur le thème: «Meknès, deuxième destination attractive à l’investissement après Tanger».
Organisé jeudi dernier par l’instance patronale, l’événement a fait salle comble. Ce 2 mars, la CGEM a convié les principaux acteurs de la ville pour témoigner, débattre et proposer des actions afin de booster l’investissement. «Il faut disposer des lots de terrain industriels à des prix inférieurs à 250 DH/m2», souligne d’emblée le président de la CGEM locale. Car, selon lui, les prix des lots disponibles sont supérieurs à 450 DH/m2 et ceci impacte l’investissement.

A noter que les tarifs des lots industriels ne dépassaient guère les 180 DH/m2 il y a 10 ans. La flambée du prix du foncier constatée actuellement est due surtout à la dynamique créée par l’aménagement de la zone Agropolis et l'organisation du Siam, événement qui a rendu célèbre Meknès, avec la plus grande ferme d’Afrique tenue annuellement durant le mois d’avril. D’ailleurs, malgré un taux de chômage de 18,2%, cette ville et ses environs enregistrent presque le plein emploi en matière d’agriculture. C’est Jaouad Chami, commissaire du Siam, qui l’affirme.

«En termes d’emploi, l’agriculture est le premier moteur économique du Royaume. Le plan Maroc Vert, qui s’est assigné la création de 16 millions de journées de travail à l’horizon 2020, a déjà atteint 60% de cet objectif (10 millions de journées de travail additionnelles)», renchérit-il. Toutefois, il faut faire un effort en matière de qualification. Car la main-d’œuvre de qualité est rare. A cet effet, la formation professionnelle et l’appui des coopératives sont de mise.

L’autre secteur émergent au niveau de la ville est celui du câblage automobile. Si Kenitra et Tanger s’illustrent depuis quelques années comme les principales terres d’accueil marocaines des équipementiers automobiles étrangers, Meknès entend elle aussi s’imposer à leurs côtés. C’est un pôle compétitif en devenir qui a déjà séduit d’importants groupes internationaux. Convié par la CGEM pour témoigner son expérience, Redouane Khribech, DG de Yazaki Maroc, a noté que la création de l’unité de Meknès (3.000 emplois) a profité d’un immense intérêt de la part des autorités. «Nous nous sommes implantés dans cette ville car nombre de nos opérateurs travaillant sur les sites de Tanger et Kenitra sont issus de Meknès... nous comptabilisons une main-d’œuvre 100% marocaine et le taux d’absentéisme est de 0%», souligne le management de Yazaki.

Pour rappel, Meknès a pris un nouveau tournant en mars 2016, avec l’inauguration de l’unité industrielle de production du groupe japonais Yazaki située à l’Agropolis. Aujourd’hui, la capitale ismaïlienne a signé son entrée dans la cour des grands. A noter que l’unité de l’équipementier américain Delphi est en cours de construction, alors que le sud-coréen Yura Corporation est déjà opérationnel. «Cette entreprise emploie 700 personnes et compte engager autant d’ici fin 2017», révèle l’ambassadeur de la Corée du Sud à Rabat. En tout cas, la CGEM promet un tapis rouge pour les investisseurs. Il en est de même pour la mairie en sa qualité de partenaire.

La création d’un bon climat d’affaires, le développement économique et social, et l’amélioration de l’employabilité des jeunes figurent également parmi les priorités. «Nous lancerons la construction de notre nouveau siège dans les prochaines semaines. Nous y aménagerons notamment des espaces d’incubation pour les startups», annonce le président de la CGEM Meknès-Ifrane. Sis à la zone industrielle Mejjat, le bâtiment du syndicat patronal devrait coûter quelque 3,9 millions de DH, dont 1,6 million sera financé par les opérateurs et 2,3 millions de DH, par une levée de fonds auprès des élus de la ville et de la Région.

Tourisme et agriculture

Pour Adil Terrab, président du CRT de Meknès, «le tourisme et l’artisanat offrent un grand potentiel de développement et un réel gisement non encore exploité». La destination devrait réactiver la «route du vin», créée par les groupes Zniber, Castel et Volubilia. «Car il y a une réelle demande», estime Terrab. En outre, Meknès pourrait également se positionner sur le tourisme agricole, de nature ou gastronomique. Elle en a tous les ingrédients. Le Maroc, faisant partie des meilleurs pays qui ont réussi une réelle optimisation du mètre cube d’eau grâce à l’irrigation rationnelle et l’agriculture durable, ne peut que se réjouir. «Notre pays couvre 100% de ses besoins en viandes, fruits et légumes, 80% de sa demande en lait et 20% des besoins en huile», informe Chami sous sa casquette d’agriculteur.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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