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Culture

«On marche», le festival qui trace sa route

Par Amine Boushaba | Edition N°:4971 Le 01/03/2017 | Partager
La 12e édition du Festival international de danse contemporaine à Marrakech
Pour la première fois, trois générations de danseurs et de chorégraphes réunies
Une école de formation longue durée en 2018
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Le festival «On marche» qui souffle sa douzième bougie, tient à briser les barrières entre les artistes et le public en réalisant des performances et des spectacles gratuits sur les places publiques (Crédit: Cie Anania)

Nul n’est prophète en son pays, dit l’adage. Un adage que Taoufiq Izeddiou tente de contredire depuis plus d’une décennie. Car si les chorégraphies de l’artiste marrakchi sont accueillies en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe, en Amérique latine, en Amérique du Nord et dans des endroits aussi prestigieux que le Tanzquartier de Vienne ou le TransAmeriques à Montréal, rares au Maroc sont les occasions de voir le travail de la compagnie Anania, qu’il a créée en 2003 avec  Bouchra Ouizguen et Saïd Aït El Moumen. La première compagnie de danse contemporaine marocaine a vu le jour à Marrakech, et s’est donnée l’ambitieux objectif d’ancrer la danse contemporaine dans le paysage culturel marocain.

Pari presque réussi, puisque deux ans plus tard, Izeddiou lance la première édition du Festival international de danse contemporaine «On marche» qui souffle sa 12e bougie du 2 au 11 mars dans la ville ocre. Des performances disséminées à travers les lieux culturels de la ville et ses places publiques. Une des rares occasions données à des chorégraphes confirmés et à des jeunes artistes qui n’ont pratiquement que cette occasion pour rencontrer leur public. La programmation met en miroir des travaux de jeunes artistes émergents et ceux d’artistes confirmés de renommée internationale du Maghreb, d’Afrique et d’Europe. Une initiative qui a permis à la danse contemporaine d’exister et de se constituer un public de plus en plus large  fait de connaisseurs mais également de curieux… Car «On marche» met un point d’honneur à briser les barrières entre les artistes et le public en réalisant des performances et des spectacles gratuits sur les places publiques, notamment à Jamaa El Fna ou devant le parvis de la gare.

Pour cette 12e édition cap sur l’Afrique, sur les 16 pays représentés, 7 sont du continent. Quelque 24 spectacles seront présentés  à l’Ecole supérieure des arts visuels de Marrakech, au théâtre de Dar Ettakafa ou encore sur la place Jamaa El Fna. Cette édition est exceptionnelle parce qu’elle va réunir, pour la première fois, trois générations de danseurs et de chorégraphes, annonce le fondateur et directeur artistique du festival. «Nous sommes un festival militant, et la transmission est très importante pour nous», précise Izeddiou, qui avait déjà lancé depuis 2003  «Al Mokhtabar» un cycle de formation court, basé sur des masters class.

Pour cette édition, le forum international sur la formation aura lieu, avec la présence d’experts locaux et internationaux dans le domaine de la formation permanente venus d’Europe et de différentes villes d’Afrique. Un prélude à la réalisation du vœu le plus cher à Taoufiq Izeddiou: une école de danse de formation longue durée.
Un projet qui se concrétisera en 2018, promet le choréghraphe. L’école «Nafass» devra accueillir ses premiers élèves à partir de l’année prochaine.
Un projet de longue haleine  qui se concrétise avec le désir d’ancrer la formation «dans notre contexte, dans notre culture marocaine, tout en restant à l’écoute des expériences internationales dans ce même domaine».

 

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