Competences & rh

Enseignement: Le Conseil veut des critères pour classer les familles

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4970 Le 28/02/2017 | Partager
La demande a été adressée au gouvernement pour lancer une étude
Cela permettrait de déterminer le type de ménages imposables à des frais d’inscription
Les résultats de l’enquête sur les acquis des élèves dévoilés ce mercredi
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Omar Azziman entend mieux verrouiller la communication du Conseil qu’il préside. Il a profité de l’ouverture de la 11e session pour mettre l’accent sur la confidentialité des délibérations. «Des efforts doivent être fournis pour que seuls les membres formellement autorisés puissent s’exprimer au nom du Conseil, afin que le secret des délibérations soit rigoureusement respecté», insiste-t-il (Ph. Bziouat)

Une 11e session très particulière et bien chargée pour le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS). La rencontre, tenue hier à Rabat, prévoyait la présentation des principaux résultats du Programme national d’évaluation des acquis des élèves (PNEA 2016). Des résultats très attendus, après les déceptions essuyées à l’occasion de l’enquête TIMSS 2015, évaluant les performances des élèves en mathématiques et en sciences. Les conclusions seront dévoilées à la presse demain mercredi.

Au menu des travaux aussi, l’examen du projet de rapport sur l’éducation non formelle. «Durant la période du Recensement général de 2014, près de 650.000 filles et garçons se trouvaient en dehors de l’école. Il s’agissait d’enfants non scolarisés ou ayant quitté le système», rappelle le SG du CSEFRS, Abdelatif El Moudni. C’est dire la gravité de la situation.  
Le Conseil prévoyait, en outre, l’élection des présidents et rapporteurs des commissions permanentes, ainsi que des membres du bureau du conseil, au titre de la deuxième moitié du premier mandat.

Après deux ans et demi de son installation, le Conseil prévoit, par ailleurs, de se doter d’une nouvelle stratégie de communication. Probablement pour mieux canaliser ses messages, et éviter les fausses interprétations qui pourraient aboutir à des polémiques dont l’école se passerait. A l’instar de celle sur la gratuité de l’enseignement. «Nous n’avons jamais parlé d’annulation de la gratuité de l’école, ni du paiement de frais d’inscription pour les familles modestes», souligne El Moudni. En effet, l’organe présidé par Omar Azziman propose la diversification des sources de financement du système, dont l’Etat assurerait la plus grosse part, avec une participation des familles aisées. «Mais il faut d’abord définir les critères permettant de distinguer les classes aisées de celles démunies. Le conseil  demande donc au gouvernement de réaliser une étude définissant ces critères, qui ne devraient pas ressembler à ceux adoptés dans d’autres expériences, comme l’INDH ou le Ramed», insiste le secrétaire général.

Le conseil compte aujourd’hui plusieurs réalisations à son actif. Dont notamment le rapport d’évaluation de la mise en œuvre de la Charte nationale d’éducation et de formation (2000-2013), élaboré en partenariat avec l’Instance nationale d’évaluation, et la vision stratégique 2015-2030 validée par le gouvernement. Des avis ont, en outre, été rendus concernant le projet de loi relatif à l’organisation de l’enseignement supérieur, et le projet de loi-cadre sur la réforme du système éducatif.
 

 

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