Culture

La culture marocaine sur le devant de la scène française

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4963 Le 17/02/2017 | Partager
Le Royaume à l’honneur du salon du livre de Paris du 24 au 27 mars
Le festival Gnaoua et l’orchestre philharmonique s’inviteront aussi à la capitale française
Un colloque sur l’éducation et la culture réunit de nombreuses personnalités
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Le conseiller du Roi, André Azoulay, le ministre de l’Education nationale, Rachid Benmokhtar, la vice-présidente de la Chambre des conseillers, Neila Tazi, également vice-présidente du groupe d’amitié Maroc-France, et l’artiste-peintre et écrivain, Mahi Binebine, font partie des personnalités marocaines ayant pris part au colloque France-Maroc sur l’éducation et la culture, organisé le 14 février au sénat français (Ph. L’Economiste)

Echanger pour mieux se comprendre et avancer ensemble. C’est dans cet esprit que la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du sénat français a organisé, mardi dernier, un colloque autour de «L’éducation et la culture, au cœur de la relation France-Maroc», en partenariat avec l’ambassade du Maroc en France.

La réforme de l’éducation est un défi que le Maroc peine à réussir depuis maintenant quelques décennies, et qui pose encore de nombreuses interrogations en France. Le ministre de l’éducation nationale, Rachid Benmokhtar, a profité de la rencontre pour exposer les points phares de la stratégie 2015-2030, qui concentre aujourd’hui tous les espoirs. Neila Tazi, vice-présidente de la Chambre des conseillers, pour sa part, est revenue sur la place des missions françaises au Maroc. «Malheureusement, les frais de scolarité ont beaucoup augmenté ces dernières années. Cela réduit l’accès à la langue et à la culture française. La sélection ne devrait pas s’opérer sur la base de l’argent», pense-t-elle. «Même dans les instituts français, l’apprentissage du français est payant, alors qu’il ne l’était pas auparavant», poursuit-elle.

Dans l’enseignement supérieur, les échanges Maroc-France n’ont jamais été aussi forts. De plus en plus de prestigieux établissements français choisissent de s’implanter au Maroc, considéré comme la porte d’entrée vers l’Afrique. Ce fut le cas de l’Ecole Centrale Paris, l’Essec, l’EM Lyon, Toulouse Business School, Dauphine,… D’autres préfèrent multiplier les accords avec des écoles et universités marocaines, qui sont tout aussi friandes de partenariats avec des établissements français et étrangers.

Sur le volet culture, Mahi Binebine a insisté sur le rôle des arts et de l’épanouissement dans la lutte contre la radicalisation. Il a notamment évoqué l’expérience du centre culturel de 2.000 m² qu’il a implanté au cœur de Sidi Moumen, avec le réalisateur Nabil Ayouch, et qu’il est en train de dupliquer dans d’autres quartiers difficiles. Le ministre de l’Education nationale lui a, d’ailleurs, promis des murs pour son prochain centre.

En mars, la culture marocaine sera à l’honneur en France. Le Royaume sera, par exemple, invité d’honneur du salon du livre de Paris qui se tient du 24 au 27 mars. «Cette édition sera spéciale, puisque nous avons un nouveau prix Goncourt, Leila Slimani. Aujourd’hui, nous en comptons quatre, ce qui est très rare», relève Neila Tazi. L’orchestre philharmonique du Maroc participera, quant à lui, à un concert sur le dialogue des trois religions à l’église Saint-Germain-des-Prés. Tandis que le festival Gnaoua et Musiques du Monde s’invitera, le 27 mars, au Bataclan.

 

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