International

«Solution à deux Etats»: Les Palestiniens s’inquiètent!

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4962 Le 16/02/2017 | Partager
Y renoncer «n’a aucun sens», a réagi Hanane Achraoui
Revirement sur la position américaine
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Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres défend une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien, prenant le contre-pied de Washington qui dit ne pas vouloir insister sur une telle alternative  (Ph. AFP)

Les Palestiniens ont vivement réagi à la nouvelle position de la Maison-Blanche qui renonce au principe d’une «solution à deux Etats», pour résoudre le conflit avec Israël. L’administration Trump dit ne plus appuyer cette option. Ceci peu avant une rencontre entre le président américain et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Cette solution prévoit la création d’un Etat palestinien qui coexisterait en paix avec Israël. Y renoncer «n’a aucun sens», a réagi Hanane Achraoui, une des dirigeantes de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Et ce, quelques heures après qu’un responsable américain eut estimé que «personne ne voudrait d’un consensus qui n’apporte pas la paix». Dénonçant «une politique irresponsable», Achraoui a accusé la nouvelle administration américaine «d’essayer de satisfaire les exigences de Benjamin Netanyahu». Hamas a de son côté dénoncé «un jeu fourbe» de Washington visant à renforcer son rapprochement avec Israël.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a réagi aussi. «Il y avait un accord total sur le fait que toute résolution au conflit israélo-palestinien nécessite une solution à deux Etats et que tout doit être fait pour préserver cette possibilité», a affirmé Guterres au Caire, à l’issue de sa rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Le principe de deux Etats, israélien et palestinien vivant côte-à-côte dans la paix et la sécurité, a été défendu depuis un demi-siècle par tous les présidents américains. Il est prôné par l’ONU comme par l’Union européenne. Pourtant, le responsable américain a estimé que «la paix était l’unique objectif…».

Pendant la campagne, Donald Trump s’était clairement affiché pro-israélien, tout en affirmant que s’il était élu, il présiderait à un accord de paix. Le président a toutefois modéré ses propos après sa prise de fonction le 20 janvier. L’exécutif américain a posé depuis des limites à la colonisation dans les Territoires palestiniens, tout en disant ne pas avoir de position définitive sur le sujet. Trump a prévenu dans un journal israélien que l’expansion des colonies n’était «pas bonne pour la paix».

 

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