Competences & rh

Comment injecter l’humain dans l’entreprise

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4960 Le 14/02/2017 | Partager
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 Financier de formation, son parcours est éclectique. Il a été commercial, puis acteur, scénariste, comique pour finir en  consultant chief happiness officer. Pour Collery, «il faut trouver l’humain et respecter l’humain en chacun de nous pour mieux performer en entreprises» (Ph. AC)

- L’Economiste: La productivité est-elle aussi tributaire des émotions?
- Arnaud Collery:
Le bonheur affecte directement la productivité des employés. En créant des liens émotionnels avec leurs collègues, un sentiment de bien-être se développe et des émotions positives s’installent, ce qui leur donne envie de partir au travail chaque matin et de faire de leur mieux.
La productivité est la principale raison pour laquelle les CEO et DRH nous emploient. Par ailleurs, plusieurs études ont démontré que le bonheur améliore la performance de l’entreprise de 30 à 50%, stimule la créativité à près de 50% et fait reculer le taux d’absentéismes de 15%. Après mes interventions, le bonheur et la hausse de la productivité sont assurés pour six mois.

- Et après les 6 mois, que se passe-t-il?
- Le travail que j’effectue garantit de la performance et du bonheur durant cette période. Toutefois, ce n’est pas une règle générale. Certaines entreprises que j’ai accompagnées ont gardé le même trend haussier de performance un an après. Pour un meilleur résultat, je recommande aux sociétés de faire un suivi via des conférences Skype une fois par mois, ou d’avoir un responsable du bonheur au sein de leur société. Le fait de définir les nouvelles valeurs avec les collaborateurs permet aussi de rester sur ce trend haussier.
 
- Quels sont les prérequis d’un bon profil CHO?
- Le candidat idéal serait une personne très humaine, qui aime aider les autres. Il devrait aussi avoir une aisance à converser avec les dirigeants d’entreprise, une force de persuasion et qu’il sache s’imposer. Il est également préférable que ce soit un candidat qui aime organiser des événements.
 
- Vous animez des séminaires dans les quatre coins du monde. Comment adaptez-vous votre discours?
- Au-delà de la différence culturelle, la définition change d’un individu à l’autre. Chacun a sa propre perception du bonheur, de la culture d’entreprise et de l’équipe. Je prends du temps pour comprendre la culture de chaque pays, certes, mais ce qui m’est primordial, c’est de passer plus de temps avec les chefs d’équipes en amont. La personnalité d’un leader de groupe influence énormément le reste de l’équipe, ils rejoignent inconsciemment ses valeurs, car toute personne à ce besoin d’appartenir à quelque chose de plus grand qu’elle.

Propos recueillis par
Tilila EL GHOUARI   

 

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