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Economie

Tournée royale: Plus d’ouverture sur l’Afrique de l’Est

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4960 Le 14/02/2017 | Partager
Le Ghana offre des opportunités d’affaires dans différents secteurs
Minerais et agriculture, des domaines pouvant intéresser les opérateurs marocains en Zambie
Une tournée pour consolider l'après-UA
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Après le retour à l’Union africaine, le Souverain poursuit ses visites des pays du continent. Aujourd’hui, il s’agit de consacrer l’ouverture sur les pays de l’Afrique de l’Est et Australe, qui offrent une série d’opportunités d’affaires (Ph. MAP)

Plus d’une semaine après la visite royale au Soudan du Sud, le Souverain devait reprendre sa tournée africaine. 6 escales sont prévues durant cette nouvelle étape. Au moment où nous mettions sous presse, le calendrier officiel de cette tournée royale n’a pas encore été annoncé. Le Souverain devrait se rendre à une série de capitales africaines, dont certaines avaient des positions hostiles vis-à-vis du Maroc. Aujourd’hui, la diplomatie royale est en train d’inverser la tendance. C’est ce qui s’est passé avec le Ghana, qui devrait constituer la première étape de cette nouvelle tournée africaine.

Après plusieurs années de soutien au Polisario, Accra figure parmi les 28 signataires de la pétition appelant à suspendre l’activité du groupe séparatiste au sein de l’UA. C’est dire tout le chemin parcouru. Aujourd’hui, le partenariat entre les deux pays est appelé à passer à un niveau supérieur. L’organisation d’un Forum d’affaires maroco-ghanéen, il y a quelques semaines, s’inscrit dans cette logique. Il faut dire que le Ghana a réussi à développer une activité économique aujourd’hui en plein essor. L’essentiel du PIB de ce pays est assuré par le secteur des services. Un récent rapport de Coface assure que le Ghana offre des opportunités dans 2 secteurs. Il s’agit notamment de la distribution, grâce à «l’enrichissement d’une partie de la population qui consommerait des produits à plus forte valeur ajoutée, parallèlement à l’augmentation du nombre des centres commerciaux». Idem pour les TIC.

Surtout que «le taux d’équipement reste encore faible». La diversification de l’économie ghanéenne s’est aussi basée sur le développement des secteurs de l’industrie et de l’agriculture, ce pays étant l’un des plus grands producteurs mondiaux de cacao. Autant de domaines qui pourraient favoriser l’établissement de partenariats win-win, dans la nouvelle logique de coopération Sud-Sud, prônée par le Souverain. Le renforcement des liens avec ce pays offre des avantages politiques, dans la mesure où il s’agit d’un membre influent au sein de l’Union africaine.

La Zambie figure aussi au programme des visites. L’idée est de poursuivre l’ouverture sur les pays de l’Afrique australe. Surtout face aux différents domaines de coopération qui s’offrent dans cette région. Plusieurs secteurs peuvent favoriser une plus grande implication des opérateurs marocains en Zambie. L’économie de ce pays est «fondamentalement basée sur les exportations de cuivre. Il est richement doté en d’autres ressources minières comme le cobalt, l’or et l’argent», selon un récent rapport de l’Institut royal des études stratégiques. D’autres opportunités s’offrent aussi dans le domaine agricole, «en plein essor dans ce pays, bénéficiant de l’abondance des ressources hydriques». Néanmoins, «seulement 20% des terres arables disponibles sont exploitées», peut-on lire dans le rapport de l’Ires. L’expertise marocaine, développée notamment grâce au Plan Maroc vert pourrait être sollicitée par les responsables de ce pays.

Dans la même région, le Souverain est aussi attendu au Kenya. Plusieurs rapports avaient estimé, lors des années précédentes, que ce pays devrait figurer parmi les priorités de la diplomatie marocaine en Afrique de l’Est. Surtout face à la croissance soutenue de son économie. Le Kenya est considéré actuellement comme une véritable locomotive économique pour la communauté de l’Afrique de l’Est. Son économie est «la plus diversifiée dans cette région, en raison de la performance de son système financier sophistiqué, de ses réformes politico-économiques et du rôle croissant du tourisme, en plus des récentes découvertes de pétrole et de gaz naturel», selon l’Ires. Les relations économiques du Maroc avec le Kenya pourront bénéficier de l’émergence d’une classe moyenne «qui devient de plus en plus demandeuse de produits de consommation». Produits électroniques, automobiles, électroménagers… L’agriculture, en dépit de sa forte dépendance aux conditions climatiques, reste un secteur stratégique pour ce pays. D’où la possibilité de renforcer l’échange d’expertises dans ce domaine.

Consolider les réalisations

La nouvelle tournée royale en Afrique sera aussi marquée par des escales dans des pays avec lesquels le Maroc a une longue coopération. C’est le cas notamment du Mali et de la Côte d’Ivoire. Rappelons que c’est à Abidjan que le Roi avait lancé son appel pour l’émancipation du continent. «L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique», avait affirmé le Souverain en mars 2014. Aujourd’hui, la politique africaine du Maroc s’inscrit dans cette logique. La République de Guinée figure également au programme des visites. Un pays dont le président, Alpha Condé, dirige actuellement l’Union africaine. Il s’agit de passer à un niveau supérieur de partenariat, à la fois sur les plans politique et économique.

 

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