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La CGEM étoffe sa charte RSE

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4956 Le 08/02/2017 | Partager
Près de 80 entreprises labellisées dont 33% de PME en 10 ans
11 rajouts et reformulations
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Depuis 2006, la CGEM a commencé à plancher sur la question de la responsabilité sociale. Cette année, elle a adopté une nouvelle charte et procédé à des modifications sur le label 

Les nouvelles générations d’entrepreneurs marocains adhèrent à la démarche RSE, qui se vulgarise de plus en plus. 10 ans après sa création, le label RSE de la CGEM garde son sigle, mais devient responsabilité sociétale des entreprises. «De grandes entreprises, des multinationales mais aussi plusieurs PME ont franchi le pas et sont performantes sur plusieurs domaines», soutient Rajae Tazi, chargée d'études RSE à la CGEM.

La nouvelle charte a connu plus de 11 rajouts et reformulations. Pour coller aux orientations internationales et la norme-guide ISO 26000, responsabilité sociale du sigle RSE devient responsabilité sociétale. Les objectifs liés à la mixité et à la protection des personnes en situation de handicap ont été renforcés. Par ailleurs, l’accent a été mis sur l’amélioration continue des conditions d’emploi et de travail, notamment la médecine du travail et la promotion de la qualité de vie en milieu professionnel. La préservation de l’environnement a également été mise en relief. Quatre objectifs portant sur le renforcement de la transparence du gouvernement d’entreprise ont été implémentés. Le respect des droits humains dans la chaîne d’approvisionnement en plus de la promotion de la responsabilité sociétale des fournisseurs et sous-traitants. La lutte contre l’exclusion des jeunes a également été introduite dans l’engagement envers la communauté.
La Confédération patronale compte environ 80 entreprises labellisées dont 33% sont des PME (chiffre d’affaires inférieur à 200 millions de DH), les 67% restants sont des grands groupes. En 10 ans, le label RSE de la CGEM a été retiré à une dizaine d’entreprises, pour non-respect des normes. Sur le terrain, ce sont généralement des seniors identifiés au sein de cabinets sélectionnés et accrédités sur la base d’appels d’offres qui procèdent à l’évaluation. Le dernier appel d’offres débouchant sur l’accréditation remonte à fin 2015. La démarche ayant des implications financières, un partenariat a été tissé avec Maroc PME afin d’accompagner ce type d’entreprises à la labellisation. Cette assistance leur permet de bénéficier d’un financement à hauteur de 60% du montant de l’évaluation, quand l’entreprise s’inscrit dans une action isolée avec Maroc PME. Ce taux peut aller jusqu’à 80% si l’entreprise inscrit cette action dans le cadre d’un programme global avec l’organisme.
Quelque peu galvaudée, la responsabilité sociétale des entreprises est reléguée loin derrière la production de rapports comptables et financiers. Pour de nombreux chefs d’entreprises, le concept se résume au mécénat, la philanthropie… Alors que «l’adoption de ces pratiques est une donnée stratégique à intégrer», soutient Rajae Tazi. Dans un avis émis en janvier dernier, la commission RSE de la CGEM recommandait la publication annuelle d’indicateurs, à l’instar de plusieurs pays européens, où leur communication est devenue une obligation pour les entreprises cotées.

 

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