Habillage_leco
Politique

Retour du Maroc à l’UA: Le finish à Addis-Abeba

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4949 Le 30/01/2017 | Partager
Déplacement royal pour le 28e sommet
Après la réintégration de Rabat, une autre bataille commence
L’amendement de la Charte incontournable
discour_roi_dakar_049.jpg

En se déplaçant à Addis-Abeba, à l’occasion du 28e sommet de l’Union africaine, le Souverain engage toute son aura pour le retour du Maroc au sein de l’organisation panafricaine (Ph. MAP)

Les Marocains et les pays africains ont les yeux rivés sur Addis-Abeba où se tient aujourd’hui et demain le 28e sommet de l’Union africaine (UA). L’ordre du jour de ce rendez-vous des chefs d’Etat du continent comporte un point essentiel: le retour du Maroc dans sa famille africaine. Une bataille pour laquelle le Souverain est depuis le début en première ligne. La visite du Roi  dans la capitale éthiopienne réaffirme la qualité des engagements marocains sur ce dossier. La réintégration du Maroc au sein de l’organisation panafricaine est un choix d’une importance capitale. Elle a d’ailleurs dominé les travaux de la Commission des ministres des Affaires étrangères la semaine dernière à Addis-Abeba.

La demande de Rabat est conditionnée par la correction des anomalies passées, celle qui ont permis l’entrée de la «Rasd» au sein de l’OUA. Une maladresse qui avait poussé Rabat à claquer la porte de cette organisation en 1984. Le Maroc négocie son retour sur deux fronts. D’abord une dimension institutionnelle qui a consisté à entamer le processus en juillet dernier à Kigali, au Rwanda, à travers un message royal remis au président en exercice de l’UA, le chef de l’Etat tchadien Idriss Deby Itno. Le document rappelle l’attachement du Maroc à l’Afrique. Les arguments du Maroc ne manquent pas. Pour ne prendre que le volet économique, le Maroc est  le premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest, avec 24 milliards de DH. Il est aussi le deuxième investisseur du continent avec une volonté affichée d’en devenir le premier.

D’autant que la politique initiée par SM le Roi en Afrique de l’Ouest, qui s’est étendue dernièrement à l’Afrique centrale et de l’Est, commence à porter ses fruits. Difficile pour l’UA de ne pas l’admettre. Dans ce rapprochement avec les autres pays du continent,  les entreprises marocaines publiques et privées, portées par les grands champions comme l’OCP, les banques et les télécoms  ont joué un rôle capital. D’ailleurs pour Cherkaoui Roudani, expert en géostratégie, cette offensive pourrait se renforcer  puisque «l’arrivée du Maroc à l’intérieur de l’UA va promouvoir un autre type de rapports entre les groupements économiques régionaux que compte le continent».

Le deuxième front visera à faire éjecter le Polisario de l’UA.  Ce qui serait en somme un retour à la normale pour  «cette entité qui n’est présente ni à l’ONU, ni à la Ligue arabe encore moins au sein de l’Organisation de la coopération islamique», comme le souligne Tajeddine El Hosseini, professeur de droit international et avocat agréé auprès de la Cour de cassation. Certes, actuellement, la Charte ne permet pas le renvoi ou le gel d’une entité membre de l’UA. Cependant, la majorité qualifiée des deux tiers permet d’entrevoir l’amendement du texte. L’initiative marocaine mobilise au moins 39 pays africains.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc