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Régions

Casablanca: KPMG audite M’dina Bus

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4945 Le 24/01/2017 | Partager
Il concerne une décennie d’activité
Objectif: définir les responsabilités des défaillances de l’entreprise
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Trois incendies en moins d’un mois! Le parc vétuste du délégataire a visiblement atteint les limites de sa durée de vie. Des incendies se déclenchent régulièrement à bord des bus casablancais mettant la vie des usagers en danger (Ph. F. Al Nasser)

La gestion déléguée du transport collectif par bus à Casablanca vit ses pires moments. Après une série d’incendies de bus (3 en l’espace de quelques semaines), le délégataire, M’dina Bus, fait actuellement l’objet d’un audit, commandité par l’Intérieur. Objectif: définir les responsabilités quant à l’état des lieux du secteur. Parc vétuste, pannes à répétition, accidents et plus récemment incendies… les maux du transport collectif par bus sont multiples et chroniques à Casablanca. Et c’est au cabinet KPMG que revient la lourde tâche d’établir un diagnostic pour ce secteur défaillant. Coût de la prestation: 4,5 millions de DH.

«Nous aurons un premier rendu dès le mois de mars prochain et la version finale est prévue en juin», précise une source proche du délégataire. L’audit passe en revue deux volets: le contrat de gestion déléguée et les comptes de M’dina Bus, qui aurait essuyé des pertes cumulées de plus de 1,2 milliard de DH.

KPMG a été retenu suite à un appel d’offres lancé en juin dernier (cf. édition du 30 juin 2016), pour mener les opérations d’audit (sur une décennie d’activité 2004-2015). Il prévoit l’évaluation du contrat de gestion déléguée du transport collectif par autobus sur le périmètre du Grand Casablanca (qui n’expire qu’en 2019). KPMG devra notamment effectuer des contrôles économique, financier, technique, juridique et de gouvernance. L’objectif est de proposer à terme un scénario approprié de développement du service de transport collectif par bus et un plan d’action pour le redressement de la situation.

L’audit est aussi préalable à la révision du contrat. La revue triennale, censée revoir les engagements des 2 parties et rectifier le tir en cas de besoin, ne s’est pas tenue depuis 2008. Depuis, l’autorité délégante et le délégataire se renvoient la balle quant à l’état catastrophique de cette activité au bord de la faillite.

Depuis le lancement du contrat de gestion déléguée en 2004, les données avancées par le délégataire, M’dina Bus, ont toujours fait état d’un volume de passagers transportés (et donc de revenus) inférieur aux projections. Cette situation s’explique certes par la concurrence des grands taxis et du tram, mais aussi par d’autres facteurs comme la taille du réseau à servir qui ne cesse de croître. Autre contrainte souvent soulevée par le délégataire: la non-réalisation par la commune de couloirs dédiés aux bus. Ce qui aurait pu améliorer sensiblement la qualité de service et la mobilité. Résultat: un déficit structurel qui se chiffre entre 100 et 120 millions de DH par an.

 

 

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