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Davos: Le monde bancaire optimiste

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4944 Le 23/01/2017 | Partager
Malgré la menace des sociétés Fintech qui explosent
Les établissements bancaires bien préparés au Brexit et l’arrivée de Trump
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Les participants au Forum économique qui s’est tenu du 17 au 20 janvier à Davos ont exprimé des interrogations quant au futur du monde de la finance. Cette industrie représente environ 20% de l’économie mondiale et se sent menacée par la croissance exponentielle des nouvelles technologies (Ph. AFP)

L’industrie bancaire n’a pas caché son optimisme lors du Forum économique qui s’est tenu du 17 au 20 janvier à Davos. Et ce, en dépit d’un environnement menaçant avec notamment l’explosion des sociétés Fintech et les conséquences du Brexit pour la place de Londres. Au cours d’une session sur le futur du monde bancaire, les patrons ont estimé «qu’après des années plombées par des réductions de coûts et l’accumulation des réglementations, l’horizon commence enfin à s’éclaircir».

L’intérêt pour les Fintech dans l’industrie des services financiers va grandissant. Le total des capitaux levés ne cesse d’augmenter. Les capitaux des 50 start-up Fintech progressent de 14,6 milliards de dollars depuis 2015, en hausse de plus de 40%, selon le rapport 2016 sur les Fintech les plus innovantes publié par KPMG et H2 Ventures. Mais si certaines banques ont pu s’engager très tôt dans les nouvelles technologies, le processus sera dur pour près de 20.000 établissements bancaires dans les prochaines années. Une nouvelle étude d’Oliver Wyman (http://www.finyear.com) constate que la valorisation des entreprises majeures du secteur des services financiers est désormais en danger dans un marché de plus en plus modulaire et digital.

«Les Fintech offrent une croissance de leur valeur avec des taux comparables à des géants de l’industrie technologique», précise Bruno de Saint-Florent, associé responsable de la practice Services Financiers d’Oliver Wyman en France. «Les grands acteurs des services financiers sont en moyenne très loin de ces niveaux et peinent à créer de la valeur. Dans une industrie des services financiers à forte intensité en capital, cela pose une question clé», dit-il. Même les incertitudes politiques, liées au Brexit ou l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, ne troublent pas vraiment les banquiers.

Les places financières de New York et d’Asie devraient récupérer «in fine les banques qui vont quitter Londres, et non pas les centres financiers européens», a prédit à Davos le maire de Londres Sadiq Khan. A l’aube du Brexit, certaines banques comme UBS, HSBC et Goldmann Sachs pensent à faire leurs valises vers d’autres places financières, à Francfort et Paris. Les banques internationales ayant une base européenne à Londres risquent de perdre leurs droits de faire des affaires avec les 27 Etats membres, une fois que le Royaume-Uni aura quitté l’UE. Etant donné que les sociétés financières basées à Londres pourraient ne plus bénéficier d’un «passeport» pour négocier avec les Etats-membres de l’Union.

 

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