International

Donald Trump passe à l’offensive

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4938 Le 13/01/2017 | Partager
Un rapport explosif agite la presse américaine
Le chef du renseignement dément une fuite de ses services
Groupes pharmaceutiques, Mexique, conflits d’intérêts… les dossiers chauds
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Donald Trump s'en est pris aux services de renseignement et à la presse pour dénoncer de «fausses informations» sur d'éventuels liens secrets avec Moscou (Ph. AFP)

Traqué par les médias, l'auteur présumé du rapport controversé sur Donald Trump et la Russie restait introuvable jeudi 12 janvier. Le document (dont la presse étrangère s’en est fait l’écho) fait état de nombreuses allégations compromettantes sur le président élu. Il cite notamment «l'existence d'une vidéo à caractère sexuel impliquant des prostituées ou des échanges d'informations pendant près d'une décennie avec le Kremlin». Donald Trump qui prendra ses fonctions à la Maison-Blanche le 20 janvier, a admis que la Russie «était à l'origine des piratages informatiques du parti démocrate pendant la campagne présidentielle».

Mais a «rejeté la publication d'un document de 35 pages par des médias américains, contenant des informations non vérifiées sur des dossiers potentiellement compromettants sur lui». Ces derniers seraient selon le rapport en question détenus par la Russie.
Le directeur du renseignement américain, James Clapper, a d’ailleurs exprimé sa «profonde consternation» après la fuite d'un rapport sur des liens présumés entre le président élu et la Russie. Il a affirmé que «ses services n'étaient pas à l'origine de ce texte ni de sa diffusion». Des contacts ont-ils eu lieu entre l'équipe de Trump et la Russie? Le document de 35 pages répond par «l'affirmative», comme le rapporte l’agence AFP. Mais Donald Trump a évité de répondre aux questions répétées des journalistes à ce sujet. Il a désigné d’ailleurs Rudy Giuliani, l'ex-maire de New York et l'un de ses plus fervents soutiens, pour le conseiller sur le dossier de la cybersécurité.

Lors de sa conférence de presse tenue le 11 janvier, le président élu s'en est pris à l'industrie pharmaceutique américaine. Elle est accusée d'être un «désastre», en vendant aux Etats-Unis des médicaments fabriqués à l'étranger et en s'en sortant «indemne». De nouvelles conditions d'appels d'offres pour l'industrie pharmaceutique seraient  imposées afin de mettre un terme à cette situation. Une stratégie qui permettra d'économiser «des milliards de dollars». Elu sur la promesse de ramener des emplois aux Etats-Unis, le futur président s'en est récemment pris à plusieurs grandes entreprises, notamment automobiles. Elles sont accusées de délocaliser leurs emplois hors des Etats-Unis. Il a menacé les entreprises américaines qui délocalisent leurs emplois de payer une «lourde taxe frontalière».

Parti en guerre contre les délocalisations, Donald Trump menace de rétorsions commerciales le Mexique, la Chine ou des multinationales. Mais il devra emprunter une voie légale étroite pour passer à l'acte, tout en exposant les Etats-Unis à des représailles. Le Mexique, «bien entendu, ne paiera pas le mur» frontalier que le nouveau président américain veut construire, a déclaré le président Enrique Peña Nieto. Tout en assurant vouloir œuvrer à une «bonne relation» avec les Etats-Unis. Quelques heures plus tôt, Trump avait une nouvelle fois assuré que les contribuables américains financeraient le budget de construction de ce mur, mais que Mexico rembourserait ensuite. Concernant l'accord de libre-échange Aléna, que  Trump s'est engagé à renégocier, voire abroger, Peña Nieto a affirmé que «son pays chercherait un accord permettant de donner des garanties aux investissements».

Enfin et pour mettre fin à de potentiels conflits d'intérêts, tous les actifs de l'empire Trump seront transférés dans un trust avant son investiture, qui sera placé sous le contrôle de ses deux fils aînés et d'un associé, Allen Weisselberg.

 

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