Tribune

Rappel aux grandes valeurs

Par Adil Douiri | Edition N°:4927 Le 29/12/2016 | Partager

Adil Douiri, Ancien ministre, membre du parti de l'Istiqlal (Ph. Mutandis)  

Je déplore profondément que nous en arrivions à cette crise (NDLR : Mauritanie, division de l’Istiqlal…), à devoir se donner des leçons par communiqués interposés.

Le Ministère des Affaires Etrangères est une grande institution de notre pays qui met en œuvre avec succès la politique étrangère du Royaume du Maroc, sous l’impulsion et les orientations de notre souverain.

Le Parti de L’Istiqlal est un parti à part dans l’histoire du Maroc. L’histoire de ce parti lui impose de toujours prendre de la hauteur, du recul et d’adopter des positions sages. La mesure, la modération et la pondération doivent dicter notre comportement. Je tiens à rappeler que l’Istiqlal est un parti caractérisé par son patriotisme et son attachement indéfectible à la monarchie. C’est dans les gènes de ce parti de placer l’intérêt suprême de la nation par-dessus tout.

Nos anciens à l’Istiqlal nous ont toujours racontés comment ils se glissaient dans le coffre d’une voiture pour pouvoir entrer au Palais Royal et recevoir aussi régulièrement que possible les instructions de Feu Sa Majesté le Roi Mohamed V.

Nous sommes, à l’Istiqlal, convaincus que c’est la monarchie qui permet à notre pays de ne pas traverser les mêmes souffrances que nos pays voisins et amis, telle la Tunisie ou l’Egypte. Aucun parti politique, quel que soit son score au parlement, ne peut se prévaloir de garantir cela.

Je rappelle par ailleurs que partout dans le monde la politique étrangère d’un Etat est impulsée et supervisée par le Chef de l’Etat et par conséquent, nous sommes tous très fiers de la politique étrangère que sa Majesté le Roi Mohamed VI a impulsée depuis son arrivé sur le trône. Cette politique a réellement changé la place du Maroc dans le monde et en particulier en Afrique. L’initiative de revenir à l’Union Africaine est empreinte de sagesse et de clairvoyance.

Dans ce contexte, l’amitié avec la Mauritanie, notre voisin est particulièrement importante: il ne doit pas y avoir l’ombre d’une tension dans nos relations. Je tiens à préciser que le parti de l’Istiqlal entretient d’excellentes relations avec le parti actuellement au pouvoir en Mauritanie, ainsi qu’avec toutes les institutions de ce pays. S’il y a eu un malentendu, il faut bien entendu que nous nous excusions.

Ceci est ma position personnelle, et c’est une position logique et rationnelle. Mais, je suis persuadé que c’est celle de l’écrasante majorité des membres de l’Istiqlal. Il faudrait être complètement décalé par rapport à la réalité du monde d’aujourd’hui et ne pas comprendre les défis que doit relever notre pays pour penser le contraire.

Ce qui compte, c’est qu’on avance 

Pour l’Istiqlal l’intérêt suprême de la nation a toujours primé. Cela doit être le cas également aujourd’hui. Les cinq dernières années ont produits des résultats économiques franchement décevants, en net recul par rapport aux deux précédents gouvernements. La croissance économique a été divisée par deux et la création d’emploi s’est littéralement effondrée. Il faut mettre un terme à cela, le potentiel économique du Maroc étant largement supérieur, comme cela a été démontré par les précédents gouvernements. Ce qui importe pour l’Istiqlal, c’est que notre pays avance et accélère, pour le bien du citoyen. Il faut donc au plus vite constituer un gouvernement fort et compètent, le plus ramassé possible et surtout, organisé en pôles cohérents et avec l’un des ministres chargé des arbitrages économiques interministériels qui doivent être pris au quotidien (comme c’était le cas lors du gouvernement Jettou). Que l’Istiqlal en fasse partie ou pas n’est franchement pas, à mon sens, la priorité. Notre pays d’abord.

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