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Régions

Du sang neuf au marché de gros de Casablanca

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4917 Le 15/12/2016 | Partager
Remercié, le DG a été remplacé par son adjoint
Changement au niveau du service concerné à la CUC
Les recettes peinent à décoller
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Désordre, marchés parallèles, surcoûts liés aux taxes locales, insalubrité, insécurité…  sont autant de facteurs qui influent sur les prix au niveau du marché de gros des fruits et légumes de Casablanca (Ph. L’Economiste)

Que se passe-t-il au marché de gros des fruits et légumes de Casablanca? Le départ de Mohamed El Maâroufi, son DG, laisse augurer d’une série d’ajustements en perspectives. En effet, la prochaine session du Conseil de la ville sera décisive, selon des observateurs. Elle annoncera certainement des changements visant l’amélioration de la gouvernance (et surtout des recettes). Au bout d’un an et demi d’exercice, El Maâroufi, directeur business unit du marché de gros, a donc fait les frais de la crise et des tensions ayant ponctué la gestion du marché tout au long de l’année. Le changement a également concerné la cellule en charge du suivi de la gestion du marché au niveau de la commune urbaine de Casablanca. 

«Ces nominations visent à donner un nouveau souffle à la gestion du marché de gros», souligne Abdelkarim Lhouichri, adjoint du maire, chargé des affaires économiques. En effet, l’année 2016 a été marquée d’une série de grèves et sit-in organisés par les commerçants de gros. Signe d’un malaise ambiant dû entre autres à la désorganisation du marché, l’absence de dialogue avec les responsables, les surcoûts liés aux taxes locales (6 à 7%), l’insalubrité, l’insécurité… De même, les marchés parallèles et la pléthore d’intermédiaires influent sur les prix, mais aussi sur les recettes qui peinent à décoller. La qualité n’est pas non plus mieux lotie. «La situation s’améliore peu à peu, mais la CUC n’a pas les moyens de tout réparer d’un seul coup», tempère Lhouichri. Ce dernier rappelle qu’un programme d’urgence pour la réhabilitation du marché a été enclenché, dès l’entrée en service de la SDL Casa Prestation (depuis près de deux ans). En effet, une soixantaine de caméras de surveillance sont installées et reliées à une tour de contrôle qui fonctionne 24h/24. Plus de 220 couvercles de caniveaux volés ont été replacés. Sans oublier le renforcement de la sécurité avec une présence accrue des éléments des forces de l’ordre et des autorités locales. Mais ces mesures suffisent-elles pour organiser ce secteur et surtout pour fructifier les recettes? 
Le marché de gros des fruits et légumes de Casablanca commercialise l’essentiel des besoins du Maroc en produits agricoles. Etendu sur une superficie de 30 hectares, le marché abrite des carreaux et des magasins où les commerçants exposent et vendent leurs marchandises. Considéré comme l’un des centres commerciaux les plus importants non seulement à Casablanca mais dans tout le Maroc, le marché de gros des fruits et  légumes de Sidi Othmane a généré en 2014 des recettes de l’ordre de 115 millions de DH. Le montant des transactions de vente et d’achat des fruits et légumes s’est établi à plus de 1,8 milliard de DH. En termes de volumes, plus de 506.211 tonnes de fruits et 691.530 tonnes de légumes ont transité par le marché de gros en 2014.

 

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