Régions

Oriental: L’amandier, une filière prometteuse

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4908 Le 30/11/2016 | Partager
Nouvelles moutures pour améliorer la production
Des rendements multipliés par quatre
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La filière assure 60.000 jours de travail et se caractérise par une forte organisation professionnelle (30 coopératives agricoles) (Ph. mapuetos.com)

Satisfaction totale auprès des bénéficiaires de la conversion des terres agricoles en culture d’amandier. C’est ce qui ressort de la rencontre organisée par l’Office national du conseil agricole (NCA) en partenariat avec le conseil régional de l’Oriental. La filière bénéficie d’une attention particulière au niveau de l’Oriental. En plus des budgets alloués, dans le cadre du pilier II du plan Maroc vert et d’un partenariat avec la Belgique, des sessions de formation continue sont organisées au profit des agriculteurs. D’autres mesures de subventions financières leur sont proposées dans le cadre du Fonds de développement agricole. C’est ce qu’a détaillé Hamid Chebbabi, directeur régional de l’ONCA. En plus des 50% de subvention sur l’achat des plants, le ministère de l’agriculture octroie des aides pour l’amélioration des productions, la modernisation du matériel d’extraction, l’irrigation localisée et les projets d’agrégation. «Le suivi agricole constitue un axe prioritaire pour assurer le développement de la filière via la diffusion des techniques modernes et rentables», a ajouté Chebbabi. Cinq recommandations ont ponctué cette journée. Elles se rapportent à la consolidation des formations pratiques dans des écoles de champs (et non dans des bureaux), la maîtrise des pratiques productives pour améliorer les rendements, l’amélioration des techniques promotionnelles, l’accompagnement des organismes professionnels et coopératives tout en programmant des hectares supplémentaires à cette culture. Au niveau de l’Oriental, la filière a bénéficié d’une aide belge estimée à 13 millions d’euros, étalée sur 7 ans. Un programme qui arrive à terme en 2017 et qui a concerné la plantation de 6.000 hectares dans 4 provinces de la région: Oujda (1.800 ha), Jerada (1.700 ha), Taourirt (1.300 ha) et Berkane (1.200 ha). La mise en place de ce programme a nécessité 95,2 millions DH au profit de 3.410 bénéficiaires au niveau de 17 communes rurales avec la création de 4 unités de valorisation. D’autres projets de valorisation des amandes sont en cours via la mise en place de 3 unités de concassage. In fine, la réalisation de ces programmes contribuera à l’amélioration de la production qui passera d’une tonne à quatre par hectare (la production totale est d’environ 22.000 tonnes). En parallèle, les gains devraient augmenter et passer de 1.670 DH/ha à 6.510 DH/ha. Les prix de vente ont connu ces trois dernières années une nette progression puisque les prix de vente ont augmenté de plus de 40% et oscillent entre 80 et 110 DH/kg. Quant à la superficie réservée à cette culture elle avoisine les 25.400 ha dont 6.500 plantés depuis 2011 à Bni Khaled, Labsara, Bouhria, et Tafoghalt. Des plantations qui s’inscrivent dans le cadre du projet de reconversion des céréales en amandiers co-financé par la Belgique et le Maroc.

De notre correspondant,
Ali KHARROUBI

 

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