Economie

Visite royale : Madagascar mise sur l’investissement marocain

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4902 Le 22/11/2016 | Partager
L’agriculture, le tourisme, le logement et les infrastructures, les niches
L’expérience de développement humain également ciblée
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Selon les données de Coface crédit, Madagascar dispose d’importantes réserves minérales (pierres précieuses, nickel, cobalt) et pétrolières. De même que le pays recèle d’énormes potentiels agricole et touristique, mais mal exploités pour l’heure.  Au chapitre des points faibles, le pays affiche une instabilité politique persistante et la pauvreté touche les ¾ de la population

Madagscar mise sur le partenariat avec le Maroc. C’est en substance le message adressé par la ministre malgache des Affaires étrangères au Forum économique tenu en marge de la visite royale. Un message qui fait écho à la volonté des opérateurs privés des deux pays «d’instaurer des relations économiques puisant leur force dans une action commune, érigée en partenariat gagnant-gagnant», souligne le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Chabani Nourddine. A ce titre, son département est déterminé «à accompagner et faciliter toutes les démarches d’investissement des opérateurs marocains». Ceci se fera à travers des accords et joint-ventures, ainsi que des investissements croisés. D’autant plus que Madagascar assure actuellement la présidence du Marché commun de l’Afrique australe qui fédère 19 pays et constitue un centre d’intérêt pour de nombreux partenaires internationaux.

Il n’empêche que le pays attend beaucoup de l’expertise marocaine dans de nombreux domaines, notamment l’agriculture, le tourisme et le développement humain. Surtout que les trois-quarts de la population malgache sont pauvres. Mais les atouts ne manquent pas non plus (voir aussi article page 17).
Selon la présidente de la CGEM, relayée par l’agence MAP, Madagascar  «dispose d’une structure économique dont le potentiel de diversification et de montée en valeur est très important». D’où la création des chaînes de valeur à même de faire du Maroc un des acteurs économiques locaux.
Le défi tient à  l’impératif de dynamiser le secteur des investissements via la création de projets axés sur l’emploi et la production à forte valeur ajoutée pour les deux pays. La rencontre, réunissant des opérateurs économiques marocains et malgaches, a été  aussi l’occasion pour mettre en relief les facteurs favorables à la mise en place de diverses formes de partenariat. «Le Maroc bénéficie d’une stabilité politique, d’un climat des affaires attractif et d’une structure macroéconomique cohérente», a souligné Miriem Bensalah-Chaqroun. A ses yeux, le pays enregistre une croissance en augmentation constante et des taux de chômage et d’inflation maîtrisés.     
Le forum s’est également intéressé aux stratégies sectorielles lancées par le Maroc qui, selon la CGEM, constituent un élément de partage avec les pays africains.
Parmi ces stratégies figurent celles dédiées à l’industrie, à l’agriculture, au tourisme, aux énergies renouvelables, à la logistique et au renforcement des infrastructures. Ce qui fait de Rabat un hub pour l’Afrique de l’Ouest et de l’Est en raison de sa connectivité aérienne, terrestre et maritime. En témoigne la forte présence des entreprises marocaines dans plus d’une trentaine de pays du continent. Celles-ci opèrent dans des domaines aussi variés que les infrastructures économiques et sociales, le développement urbain, les télécoms, le secteur bancaire, l’assurance ainsi que l’agroalimentaire et les nouvelles technologies.

L’Ethiopie, 1er importateur en Afrique de l’Est

Sur les dix dernières années (2006-2015), les échanges du Maroc avec l’Afrique de l’Est enregistrent un taux d’accroissement annuel moyen de près de 35%. Cette évolution s’explique par la progression des exportations qui a atteint  42,1% et celle des importations: 17%.
Selon les données de l’Office des changes, en 2015, l’export a porté sur 2 milliards de DH contre 85 millions de DH en 2006.
 L’Ethiopie est la première destination des expéditions marocaines vers cette région avec 1,8 milliard de DH. Elle est suivie du Soudan, de la République de Maurice et de la République-Unie de Tanzanie.
Les principaux produits exportés concernent les dérivés de phosphates, les produits alimentaires et les articles finis de consommation.
Pour ce qui est des importations, elles s’établissent à 290 millions de DH au lieu de 70 millions en 2006. L’Ouganda est le premier fournisseur du Maroc (78 millions de DH), suivi du Soudan, du Kenya, de la  Tanzanie, de Maurice et de l’Ethiopie. Les produits alimentaires (notamment le café), l’or industriel, les graines à ensemencer sont les principaux éléments importés.

 

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