Evénement

Comment Cosumar réduit son empreinte carbone

Par Amin RBOUB | Edition N°:4900 Le 17/11/2016 | Partager
Une baisse de 43% en 10 ans
Une économie d’eau de 4 millions de m3/an
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Groupe des sucreries du Gharb et Loukkos Sunabel, filiale du groupe Cosumar - chaudière à vapeur (Ph. L’Economiste)

L’Histoire de Cosumar se confond avec le début de l’industrialisation du Maroc moderne. Elle marque aussi le démarrage de la  production du sucre blanc au Maroc. Plus de 80 ans après la création de l'entreprise, le raffineur a négocié le virage du développement durable. «La protection de l'environnement et des ressources naturelles sont au coeur de notre stratégie de développement durable. L'ensemble de nos sites industriels prennent l'engagement d'appliquer les critères environnementaux dans leurs opérations quotidiennes», soutient le management. Le mode opératoire de Cosumar repose sur la modernisation de l'outil de production, dans le sens où l'industriel a opté pour les nouvelles technologies dites «propres» et économiques en énergie. En témoigne l'un de ses projets qui repose sur la récupération de l'énergie de la vapeur issue du procédé de raffinage de sucre, pour être réutilisée permettant ainsi  des économies d'énergie conséquentes de l'ordre de 16.000 tonnes de Co2 par an. Dans le même sillage, Cosumar accorde une place de choix à l'économie de l'eau et au traitement des rejets liquides. En effet, l'utilisation rationnelle de l'eau est érigée en priorité dans les différentes unités de production. «Plus de 4 millions de mètres cubes d'eau par an sont économisés», confirme le management. «Ces résultats sont la conséquence des nouvelles technologies utilisées, à l'instar de filtres à boues, le recours à la nano-filtration ou encore la décalcification à zéro rejet liquide». L'industriel a également mis en place des stations d'épuration d'eaux usées dans l'ensemble de ses sites de production. Du coup, il parvient à réutiliser 100% des eaux traitées pour l'irrigation.  Au niveau de l'amont agricole, de nombreuses actions ont été entreprises. Cosumar a mené un ambitieux programme d'investissement. Ce qui a permis de réduire considérablement l'empreinte carbone. En 10 ans seulement (2005-2015), l'entreprise a réduit son empreinte carbone à hauteur de 43%. A fin 2015, l'empreinte carbone a été de 0,525 kg Co2/kg sucre. Parallèlement, les plantes sucrières permettent d'absorber 0,764 kg Co2/kg sucre. Ce qui impacte positivement l'entreprise. Les émissions atmosphériques de la filière sucrière ont atteint 747.000 tonnes en 2015. Ce qui représente 0,7% du total des émissions de CO2 du Maroc. Sur le registre de l'efficacité énergétique, l'industriel revendique des avancées concrètes. Là aussi, des améliorations ont été opérées dans les différentes unités de production en termes de réduction de consommation d'énergies fossiles. Le groupe a opéré des conversions dans ses installations industrielles. Ce qui s'est traduit par la réduction de la consommation des énergies fossiles. Pour la campagne sucrière 2015-2016, Cosumar a réalisé une production record de sucre blanc (607.000 tonnes). Ce qui correspond à une couverture de 50% des besoins nationaux. La superficie emblavée en betterave à sucre est de 57.600 ha. Le rendement sucre à l'hectare a enregistré une moyenne de 12 t/ha (14t à Doukkala, 13 t au Tadla...), soit un niveau de productivité similaire à celui des grands pays producteurs.

 

 

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