Evénement

Un nouveau jardin des arts pour Marrakech

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4900 Le 17/11/2016 | Partager
Un projet labellisé COP22
Imaginé par Mahi Binebine
Plus d’une dizaine d’artistes exposés
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Le parc de sculptures monumentales vient d’ouvrir ses portes au public en plein centre de Marrakech. L’occasion de découvrir le travail d’une dizaine d’artistes en lien avec l’Afrique et porteur d’un message en faveur de l’environnement (Ph. Mokhtari)

Dire qu’à cet endroit, c’était le lieu de ralliement des sans domiciles fixes. Odeurs et délabrements ont laissé la place à un jardin d’exception en plein cœur de la ville de Marrakech. En effet, un parc de sculptures monumentales a été récemment ouvert au public et une clé symbolique du jardin a été remise au maire de la ville, en attendant l’inauguration officielle par la princesse Lalla Hasna. Ce projet sort de l’imagination de Mahi Binebine, qui confie que «ce jardin des arts à Marrakech comble un vide cruel». Réunissant plus d’une dizaine d’œuvres d’artistes en lien avec le continent africain, l’objectif était d’offrir aux habitants et aux visiteurs un musée à ciel ouvert. Ces œuvres monumentales, spécialement conçues autour de la thématique du climat, nous parlent de problématiques contemporaines, de connaissance, d’enfermement, de matérialité, du rapport à la nature, du développement durable... contribuant ainsi à l'éducation culturelle des enfants. A noter que les plus petits pourront bientôt profiter d’une aire de jeux sécurisée, si rare dans la cité ocre. Une balade unique au gré des créations en bronze et aluminium de Karim Alaoui, d’Hassan Hajjaj, qui y a déposé son sofa en caisses sur lequel les visiteurs sont invités à poser pour les photos, ou d’Ikram Kabbaj, connue pour ses sculptures géantes en marbre. Le jardin dévoile aussi le travail de Mohamed Mourabiti, le fondateur d’Al Maqâm, un lieu de rencontres culturelles et résidence d’artistes à Tahannaout, d’Abdelkrim Ouazzani qui présente son «arbre poumon» et bien sûr, le «touche pas à mon globe» de Mahi Binebine à l’origine de ce jardin labellisé COP22. Yasmina Alaoui et sa pyrite naturelle, Florence Arnold et son paradis d’aluminium, Soukaina Aziz El Idrissi connue pour ses recherches sur les déchets plastiques en tant que phénomène social, ou encore Hassan Bourkia qui n'utilise pas une once de peinture dans ses toiles, sont quelques-uns des artistes engagés dans le projet.
En tant que maître d’ouvrage, l’agence bda a eu 6 mois pour récolter les 3 millions de DH nécessaires et mener les travaux de transformation. Un temps record. Cette initiative pionnière s'inscrit dans un parcours qui vise à réhabiliter un jardin dans chacune des grandes villes du Royaume, d’Essaouira à Casablanca, en passant par Tanger ou Marrakech.

 

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