Habillage_leco
COP22

COP22: L’ appel de Marrakech

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4897 Le 14/11/2016 | Partager
Pour maintenir la dynamique de la COP21
Le sommet de haut niveau de la COP22 se fera en présence du Roi
Ban Ki-moon, et de nombreux chefs d’États y seront présents
lalla_hasnaa_097.jpg

Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement a présidé la cérémonie d’ouverture de la journée d’action des océans, dans le cadre des travaux de la 22e Conférence des Parties (COP22) (Ph. L'Economiste)

C’est cette semaine que les grandes annonces de la COP22 se feront, notamment lors du sommet de haut niveau. La cérémonie se déroulera ce mardi en présence du roi Mohammed VI, du Secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, et de nombreux chefs d’États. Un moment très attendu durant lequel sera lancé l’appel de Marrakech. Il s’agit là de maintenir la dynamique engagée l’an passé lors de la COP21 à Paris. Avec l’élection de  Donald Trump, certains redoutent le retour de l’hégémonie de l’énergie fossile mais du côté de Bab Ighli à Marrakech qui accueille la conférence climatique (qui se veut celle de l’action après l’entrée en vigueur des accords de Paris), on continue d’y croire. Pour l’Afrique, c’est un double enjeu. La grande oubliée de toutes les stratégies climatiques devrait marquer les esprits et surtout obtenir des financements.
Pour rappel, la conférence de Kyoto avait bel et bien débloqué des financements qui consommés par les pays émergents, et très peu par les pays en développement par l’Afrique alors que ces fonds lui étaient destinés. Accéder aux financements demande beaucoup d’efforts. Ce qui a été beaucoup plus facile pour l’Inde, la Chine, le Brésil ou le Mexique, qui ont eu une capacité très forte à mobiliser des crédits internationaux.
Aujourd’hui, c’est au continent africain de réagir. Une de ces grandes propositions, la Triple A (Adaptation de l’agriculture africaine), lancée en avril dernier à l’initiative du ministère de l’agriculture marocain –et en collaboration avec l’OCP et l’Inra (institut national de recherche agronomique) et qui devrait  être une solution d’adaptation pour l’Afrique. L’enjeu est de capter au moins des financements dédiés à l’adaptation climatique et améliorer le rendement agricole et l’ingénierie des projets sectoriels. Amélioration de la fertilité des sols, reconversion en arboriculture, maîtrise de l’eau ou encore gestion des risques climatiques sont les axes de cette initiative que les africains souhaitent mettre en avant.
L’autre financement qui est à l’ordre du jour, celui de la transition énergétique pour les pays en développement.  La révolution technologique des énergies renouvelables permet d’aller beaucoup plus vite d’accélérer l’accès à l’énergie des plus défavorisés. D’autant plus qu’une énergie propre permettra d’assurer un accès universel à une énergie abordable, fiable, durable et moderne, qui peut relier les 1,1 milliard de personnes dans le monde qui ont peu ou pas accès à l'électricité, en plus des 2,9 milliards de personnes qui utilisent encore des combustibles solides dangereux. Une campagne mondiale sera d’ailleurs lancée début 2017 et devra mobiliser de nouvelles formes de capitaux et de nouveaux investisseurs pour mettre fin à la pauvreté énergétique avant 2030. De même que Marrakech devra soutenir les actions de développements au sein de l'Initiative des phares des petits états insulaires en développement (PIED), lancée l'an dernier à Paris et qui vise à soutenir les îles dans la transformation de leurs systèmes énergétiques ainsi que celle de  l'Initiative pour l'énergie renouvelable en Afrique (AREI). La réduction de l’écart énergétique fournit une des plus grandes opportunités économiques et témoigne d’ailleurs de la remarquable transformation vers l'énergie renouvelable du Maroc.

Révolution énergétique

La révolution des énergies renouvelables peut compter sur l’engagement des grandes entreprises et des investisseurs en faveur de toutes les sources d'énergie renouvelable face à des coûts en baisse. Le doublement de la part mondiale des énergies renouvelables d'ici 2030, soit à hauteur de 36% devrait générer 50% des réductions d'émissions de CO2 nécessaires pour maintenir la température moyenne mondiale en dessous de 2°C. Il permettrait au passage de créer quelque 24 millions d'emplois.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc