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Entreprises

Résultats semestriels
Marsa Maroc dépasse ses prévisions

Par Franck FAGNON | Edition N°:4882 Le 24/10/2016 | Partager
Les bénéfices de 278 millions de DH à fin juin sont supérieurs aux estimations pour toute l'année
L'opérateur portuaire profite du dynamisme du commerce extérieur
Il est en compétition pour un projet au Ghana
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L'opérateur portuaire a enregistré une forte progression de ces principaux indicateurs au premier semestre. L'accumulation de facteurs positifs et le dynamise du commerce extérieur ont soutenu l'activité de l'entreprise

Entrée en Bourse en juillet dernier (performance annuelle de 46% à 94,89 DH en séance vendredi 21 octobre), Marsa Maroc se démarque déjà de bon nombre d'entreprises du marché, en commentant ses résultats semestriels. L'opérateur portuaire a dégagé un bénéfice de 278 millions de DH à fin juin en hausse de 28% sur un an. Ce résultat est déjà supérieur aux prévisions pour l'ensemble de l'année. Marsa Maroc tablait sur des profits de 218 millions de DH dans le business plan annoncé au marché lors de son introduction en Bourse. «Nos chiffres sont exceptionnellement meilleurs que ceux du business plan», se félicite Mohamed Abdeljalil, président du directoire de Marsa Maroc. «Mais il ne faut pas s'attendre à ce que cela se reproduise tous les ans. Nous avons enregistré une accumulation d'effets positifs cette année», enchaîne-t-il.
Le dynamisme du commerce extérieur ou encore la transformation de la structure de certaines importations ont, selon le management, soutenu l'activité de l'entreprise publique dont le chiffre d'affaires a bondi de 23% à 1,3 milliard de DH.
Le trafic national a augmenté de 9% au premier semestre à 45,3 millions de tonnes. Cette progression tient entre autres à l'accélération des importations de céréales (+44%) après une mauvaise campagne agricole. Les exportations d'engrais de l'OCP ont aussi significativement augmenté. En outre, le trafic conteneur, qui est plus rémunérateur, a progressé de 14% pour l'ensemble du marché et de 20% chez Marsa Maroc. Ce qui a un impact positif important sur la progression des revenus.
Sur les six premiers mois de l'année, l'activité a augmenté à deux chiffres sur l'ensemble des segments excepté dans le vrac liquide où la hausse s'est limitée à 1%. Pour Marsa Maroc, le trafic y a même reculé de 24% essentiellement en raison de l'arrêt de la Samir. Les importations du raffineur transitaient quasi exclusivement par la plateforme de Marsa Maroc à Mohammedia. Aujourd'hui, les importations de produits raffinés arrivent par des ports plus proches des lieux de stockage des distributeurs. «Nos installations sont a priori largement adaptées pour traiter le trafic de produits pétroliers raffinés. Pour le reste, c'est une logique de distance logistique», relève Abdeljalil. Un distributeur qui a ses dépôts à Nador par exemple utilisera le port de cette ville pour ses importations. Cela dit, Marsa Maroc travaille dans la perspective que la Samir redémarre ses activités. Le cas échéant, «il conviendrait de réfléchir à une meilleure utilisation des capacités de stockage», se projette le patron de Marsa Maroc. Dans cette optique, des discussions pourraient être engagées avec des repreneurs qui envisageraient de transformer ces espaces en hub de stockage et de transbordement. Aujourd'hui, la disparition du trafic généré par la Samir a un impact relativement faible sur les revenus de Marsa Maroc. Malgré la baisse significative des volumes, le chiffre d'affaires des prestations sur le segment vrac liquide n'a reculé que de  4,5% à 85 millions de DH. «La manutention des produits raffinés est plus rémunératrice que celle du pétrole brut», explique le management.
Au-delà des facteurs conjoncturels, le passage à l'horaire continu dans les principaux ports a un impact global positif pour l'entreprise. Depuis juin, ces ports doivent assurer trois shifts de 8 heures chacun. La communauté portuaire n'est pas encore à jour avec les nouvelles règles dans tous les ports. Cependant, ces changements supposent plus de trafic à manutentionner. De plus, les tarifs du shift 3 sont majorés.  
D'un autre côté, le travail en horaire continu alourdit les charges d'exploitation, mais l'impact est jugé peu significatif. La masse salariale de Marsa Maroc a augmenté de 37% au premier semestre à 378 millions de DH. «Cette flambée provient principalement de l'octroi d'une prime exceptionnelle équivalent à deux mois de salaires accordée aux collaborateurs du groupe dans le cadre de l'introduction en Bourse», explique El Mostafa Sahabi, directeur financier de Marsa Maroc. Les charges d'exploitation du groupe se sont élevées à 860 millions de DH en hausse de 12%.  
L'opérateur exploite depuis septembre le nouveau terminal Nord au port d'Agadir. Le terminal TC3 à Casablanca, lui, sera mis en service d'ici la fin du mois. Cela représente une capacité additionnelle de 600.000 tonnes. Par ailleurs, l'entreprise ne cache plus son intérêt pour le marché africain. Marsa Maroc a souscrit à un appel d'offres au Ghana. Il fait partie des quatre entreprises sélectionnées pour la soumission d'une offre financière à la mi-décembre. «C'est un projet dont l'investissement se situerait aux alentours de 50 millions d'euros», indique le président du directoire de Marsa Maroc.

 

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